Les patrons de grosses entreprises algériennes comme  l’Etrhb Hadad, Cevital ou Sovac sont aujourd’hui en prison, quel sera l’avenir de ces grands groupes industriels et économiques qu’ils dirigeaient, s’interrogent les experts du CEE (Café des experts économiques) sur Radio M.

« La première confusion à ne pas faire est celle confondant personne physique et personne morale», précisent d’emblée les animateurs du CEE qui renvoient aux instruments juridiques en pareil cas.    Les experts Yacine Ould Moussa, Farhat Ait Ali et Mourad Goumiri apportent en effet leurs éclairages.

Ferhat Ait Ali rappelle que l’on ne peut pas dissoudre un groupe industriel ou économique à chaque fois que son responsable commet une infraction à la loi. Il cite à ce propos des groupes mondiaux qui ont été secoués par des scandales, à l’instar de Volkswagen, épinglé en 2015 aux Etats-unis dans l’affaire Dieselgate qui a entraîné la démission du président du directoire du Groupe automobile allemand, Martin Winterkorn. 

« Si on s’amusait à dissoudre des entités économiques et commerciales à chaque fois que leurs chefs sont mis en cause nous ne sommes pas sortis de l’auberge ! », s’exclame Ferhat Ait Ali comme pour signifier que la viabilité de ces entreprises est possible même si leurs propriétaires ou principaux actionnaires se retrouvent en prison.

Pour les experts du CEE, le sujet promet d’être passionnant en levant le voile sur bien des aspects de ce dossier de l’heure. Au fil de l’émission l’on revoie en outre à la règle macro économique et l’on explique que ces entreprises dépendantes de la commande publique subissent à leur tour le revers de la baisse de cette commande du retournement du marché des hydrocarbures. L’on énumère en somme les fragilités de ces grandes entreprises dont les patrons se retrouvent aujourd’hui en prison.