Le Brent, référence du pétrole algérien, est tombé à son plus bas niveau depuis plus de 17 ans.

Ce lundi, le baril du Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 22,89 dollars à Londres. Le plus bas niveau depuis la fin de l’année 2002.

Cette baisse est accentuée par la crise sanitaire et les mesures drastiques mises en place par les Etats pour enrayer la propagation du coronavirus, limitant très fortement les déplacements des marchandises et des personnes.

Les analystes ont estimé que « la demande de pétrole est en train de s’effondrer, probablement de beaucoup plus que les 20% prévus pour avril et mai ».

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) avait annoncé vendredi que « l’économie mondiale était désormais entrée dans une période de récession assez profonde en 2020, probablement pire que celle de 2009 après la crise financière ».

Mais ce déséquilibre est aussi amplifié par l’Arabie saoudite et la Russie, qui se sont engagés dans une guerre des prix depuis l’échec de leurs négociations au début du mois de mars dans le cadre de l’accord qui lie les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et dix pays alliés.

Ce vendredi, Ryad a refuté l’existence d’une discussion avec Moscou afin de rééquilibrer le marché.