Malgré la reconduction de l’accord des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs dix pays partenaires, pour la réduction de la production, les prix du pétrole ont enregistré une forte baisse cette semaine.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a terminé à 62,40 dollars à Londres, enregistrant une baisse de 4,1% par rapport à la clôture de lundi.

Ce prolongement jusqu’en mars 2020 de l’accord de réduction de la production, intervient au moment où l’offre du brut est abondante, par le boom du pétrole de schiste américain, et une consommation mondiale en berne sur fond d’essoufflement économique.

Selon les analystes, la hausse de la production des pays non membres avait dépassé l’augmentation modérée de la demande mondiale ces derniers mois.

Aussi, les tensions commerciales qui vont probablement s’accroître d’ici à 2020, selon les spécialistes, font qu’une baisse de la production ne va pas beaucoup tirer les prix vers le haut, malgré la récente trêve commerciale conclue entre les États-Unis et la Chine.

« Les investisseurs, qui avaient déjà parié sur un accord dans les semaines précédant la réunion des membres de l’Opep, s’inquiètent du ralentissement économique mondial et d’une baisse de la demande », souligne un spécialiste.

L’Algérie qualifie de « grand succès » la réunion de l’Opep

Par ailleurs, le ministre de l’Energie, vice-président de l’Opep, Mohamed Arkab, a qualifié de « grand succès », la réunion de la 176ème Conférence de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui s’est tenue lundi, à Vienne.

 « La réunion de la Conférence de l’Opep qui s’est tenue hier a été un grand succès. Pour ce qui est du marché pétrolier, nous sommes d’accord pour prolonger l’accord de réduction de la production des pays Opep et non-Opep de 1,2 Mbj au 31 mars 2020 », a indiqué le ministre en poursuivant que « ceci, aura sans doute un impact très positif sur l’équilibre du marché pétrolier et permettra de réduire de manière substantielle l’excédent des stocks mondiaux de pétrole ».

Le ministre a relevé que l’Algérie a joué un rôle important dans la recherche d’un consensus et dans l’élaboration du projet final.

Rappelons que cet accord datant de décembre dernier, entre les 14 membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs dix pays partenaires, parmi lesquels la Russie, vise à réduire leur offre cumulée de 1,2 million de barils par jour (mbj) par rapport à leur production d’octobre 2018.