Les spécialistes de la sécurité numérique considèrent le certificat électronique comme l’ADN du processus de la sécurisation des transactions électroniques. Ce certificat permet, par exemple, au destinataire d’un courrier électronique d’en vérifier l’émetteur. En Algérie, le juridique est malheureusement en avance sur le technique. En effet, depuis juin 2007, les autorités compétentes du pays se sont dotées de la capacité juridique de délivrer les autorisations d’établissement et d’exploitation des services de certification électronique. Le décret exécutif 07-162 relatif à l’exploitation des réseaux de télécommunications, englobe des articles directement liés à la régulation de la signature électronique. Cependant, à ce jour, aucun certificat électronique « made in Algeria » n’est en activité. La semaine dernière, la ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication (MPTIC), Imane-Houda Faraoun a révélé, au forum d’El Moudjahid qu’un certificat électronique sera mis en œuvre durant le premier semestre de l’année 2016.

La décision à de quoi réconforter les utilisateurs algériens, notamment ceux qui ont été victimes d’actes d’escroquerie, qui craignent pour leurs données et la confidentialité de leurs échanges sur le Web, et dont les adresses électroniques de leurs contacts ont été usurpées pour faciliter les actes de phishing. Mieux, pour les personnes physiques, le certificat électronique sécurise les envois des messages électroniques à partir des terminaux mobiles. Cependant, la prise de conscience du gouvernement dans le domaine de la signature électronique qui colmate forcément les insuffisances des dispositifs traditionnels de lutte contre la cybercriminalité de type Firewall, devra être accompagnée par certaines mesures relatives aux conditions d’utilisation et de sécurité de la signature électronique qui garantissent la confidentialité, la protection de la totalité des contenus des documents signés, l’usage impossible par des tiers, l’optimisation du coût d’acquisition, et surtout la protection de l’identité du signataire.