La réunion du FPEG qui aura lieu quelques jours avant la COP21 de Paris sera axée sur le gaz propre et le développement durable. Le FPEG, dont les pays membres détiennent 70% des réserves gazières mondiales est convaincu que  Le gaz comme combustible propre, va jouer un rôle important dans la réponse aux demandes énergique mondiales futures.

 

 

La réunion du Forum  des pays exportateurs de gaz ( FPEG), prévu le 23 novembre prochain  dans la capitale iranienne Téhéran, sera focalisée sur les questions environnementales, »les combustibles propres », le développement durable, indiquent mercredi les médias iraniens. L’équivalent gazier de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP), créé en 2001, le FPEG, qui vise entre autre, le renforcement des échanges entre les principaux pays exportateurs mondiaux de gaz afin de défendre leurs intérêts, veut axer pour la première fois ses travaux sur les questions environnementales à quelques jours de l’ouverture des travaux de la Conférence des Nations Unies pour le Changement Climatique ( COP21) , prévue du 30 novembre au 11 décembre à Paris. « Le marché du gaz des pays membres du FPEG est appelé à s’étendre dans les prochaines années en raison de l’efficience énergétique du gaz à moindre effet négatif sur la planète, ainsi que la croissance de la consommation du gaz naturel et du GNL », a indiqué le ministre iranien du pétrole Biyan Zangane. Il ajoute : «  Le gaz comme combustible propre, va jouer un rôle important dans la réponse aux demandes énergique mondiales futures ».

Le FPEG représente 70% des réserves mondiales

 A l’instar de l’Opep, le FPEG, qui détient 70% des réserves gazières mondiales, 42% de l’offre mondiale en gaz naturel, 40% de la fourniture gazière mondiale par gazoducs et 65% de l’offre mondiale du GNL, compte 12 pays : Cinq pays africains (Algérie, Egypte, Guinée équatoriale, Libye, Nigéria), deux pays du Golf (Émirats arabes unis, Qatar), 3 pays de l’Amérique du Sud (Bolivie, Trinité-et-Tobago, Venezuela), en plus des géants Russe et Iranien. Cinq pays non-membres ont un statut d’observateur : l’Irak, le Kazakhstan, la Norvège, Oman, les Pays-Bas et le Pérou. Les objectifs de cette  organisation sont «différents» de ceux de l’Opep, car  « il ne revient à ce forum de fixer les prix du gaz. Un prix équitable est déterminé par l’offre et la demande», a souligné l’ancien ministre qatari de pétrole Mohammed Al Sadah, dont le pays abrite le secrétariat Général du FPEG. Pourtant, Biyan Zangane, a fait part mardi de son souhait de donner plus d’influence à ce forum sur « la détermination du prix et de l’offre du gaz à l’échelle mondiale », soit un rôle similaire à celui de l’Opep.

L’Iran veut inonder le marché gazier mondial

Neuf Chefs d’état et de gouvernements prendront part à ce forum dont le président russe Vladimir Poutine, le président de la Bolivie Eva Morales, le président du Venezuela Nicolas Maduro et le Chef du Gouvernement algérien Abdelamalek Sellal. Dans ce rendez-vous gazier, le pays hôte – qui est actuellement en train de construire sa plus grande réserve de transformation de gaz naturel en GNL- étudiera les possibilités de développer ses parts de marchés et d’étendre ses ventes gazières vers l’Asie, l’Afrique méridionale, et d’autres régions dans le monde. « L’Iran va inonder le marché mondial de son gaz dès la levée des sanctions internationales attendue pour la fin 2015 », a déclaré Zangané. En 2013, le deuxième sommet du FPEG s’est déroulé  à Moscou avec l’examen de la situation du marché gazier international et les perspectives de développement de l’industrie gazière. Le premier sommet de l’organisation, qui s’est tenu à Doha était consacré à «la priorité (à donner) aux contrats à long terme, base de la sécurité pour les exportateurs comme pour les consommateurs de gaz naturel».