Lors de son passage sur les ondes de la Radio nationale (chaîne 3), le vice-président du FCE, a salué les nouvelles dispositions prises dans le cadre de l’avant projet de la loi de finances complémentaire, notamment la suppression du droit de préemption et l’allègement de la règle 51/49% pour les investissements étrangers.

“Certaines mesures de la loi de finances complémentaire sont très intéressantes. C’est un bon début pour relancer notre économie et il y a vraiment une lueur d’espoir qui va nous permettre de rattraper les 20 ans de retard”, a souligné M. Djaoued à propos de l’allègement des conditions réglementaires sur l’investissement étranger en Algérie.

Estimant que la règle 51/49% “n’a rien apporté”, le vice-président du FCE a souligné que la révision de cette disposition va alléger les contraintes rencontrées et encourager les investisseurs étrangers.

M. Djaoued s’est félicité également de la suppression du droit de préemption, soutenant que cette mesure avait engendré “beaucoup de problèmes” et nécessitait “souvent des procédures préjudiciables et longues à l’investissement”.

“La position du FCE considéré que toute autorisation pour investissement est un facteur de blocage pour l’acte d’investir”, a relevé l’intervenant.

M. Djouad a appelé à l’adoption de mesures d’urgences en vue de préserver l’outil national de production et de réfléchir à des pistes de croissance rapide dans des secteurs créateurs d’emplois, citant plus particulièrement l’agriculture, le tourisme et le numérique.

A une question sur la création de fonds pour le développement territorial doté de 48 milliards DA, l’intervenant a estimé qu’il était nécessaire d’établir une cartographie pour identifier des ressources fiscales et créer de la croissance dans chaque wilaya en tenant compte de ces potentialités et de ces compétences.

Le vice-président du FCE a soulevé, en outre, le phénomène de l’informel, qu’il a qualifié de “véritable fléau” de l’économie algérienne.

“Il faudrait établir la confiance et la concertation pour canaliser le marché parallèle. Un engagement fort de l’Etat peut aider à récupérer l’argent de l’informel “, a estimé l’intervenant, proposant une taxation minime et l’encouragement de la finance islamique pour la bancarisation de ce secteur qui pèse, selon lui, 60 à 80 milliards de dollars.

Quant à l’introduction de l’impôt sur la fortune, M. Allal s’est contenté de dire:” il ne faudrait pas faire trop de pression”, évoquant entre autres la difficulté d’imposer cette taxe, notamment pour les questions d’héritage et des propriétaires de biens immobiliers dans les grandes villes.