« Le premier papier que j’avais signé entant que chef du gouvernement à cette époque, était une lettre adressée aux cadres  algériens pour les appeler à aider leur pays. Et grâce à cela on les a tous mobilisés », a-t-il souligné.

L’ancien chef du gouvernement algérien des années 1994 et 1995, Mokdad Sifi, est revenu longuement dans l’émission ‘’invité du direct’’ de Radio M, sur la période où il était poste et sur le plan d’ajustement structurel qui a marqué son époque.

A ce propos, Sifi a estimé que dans le cadre des accords avec le Fonds monétaire international (FMI), il n’a jamais été question de dissoudre les entreprises algériennes.

Pour lui, la fermeture des entreprises était illégale en vertu des accords signés avec le FMI. Il a affirmé que cette dissolution a été opérée par ses successeurs, sans qu’il y ait  une quelconque exigence du FMI dans ce sens.

Il  expliqué dans ce sens que le mémorandum qu’il a mis en œuvre a été fait dans le cadre d’une concertation générale. « Ce programme a été conçu  par des Algériens et était soumis à la tripartite, le Conseil national économique et social (CNES) et d’autres partenaires. Ils étaient tous d’accord », a-t-il affirmé.

« Le premier papier que j’avais signé entant que chef du gouvernement à cette époque, était une lettre adressée aux cadres  algériens pour les appeler à aider leur pays. Et grâce à cela on les a tous mobilisés », a-t-il souligné.

Sifi n’a pas manqué d’évoquer l’aspect le plus complexe de cette période de crise avec la nécessité de baisser ou de supprimer les subventions de l’Etat sur les produits de première nécessité. A ce propos, il a indiqué qu’au moment de lever le pied sur les subventions, il a pris la décision de rehausser en parallèle les salaires. « J’ai fait augmenter les salaires de 30% sans informer le FMI. Et ça a marché », a-t-il dit. En ajoutant qu’il a été mis en place des dispositifs sociaux qui prenait en charge plusieurs aspects pour venir en aide aux plus démunies».

Il a regretté, par contre, le fait que cette solution ne soit pas possible de nos jours car, selon lui, les gens ne font plus confiance en leurs dirigeants.

Par ailleurs, Sifi a fait savoir que dans les deux accords signés avec le FMI, toutes les réformes ont été tracées mais aucune n’a été appliquée sur le terrain car il n’y avait plus de  temps. Il a expliqué qu’en une vingtaine de mois seulement, l’Algérie a adopté une loi pour la concurrence et une autre sur la privatisation et un décret de création du conseil national de l’énergie. « Mais après 1995 rien n’a été fait », a-t-il déploré.

« Le conseil national de la concurrence que j’avais installé en août 1995 n’a pas travaillé pendant huit ans », a déploré Sifi. Il a expliqué que le conseil de la concurrence a perdu, ensuite de son autonomie en devenant dépanadant du chef du gouvernement.

« Ce n’est jusqu’en 2013 qu’on a installé un conseil de la concurrence sans moyens ni attributions. C’est quoi cette économie ? », s’est interrogé l’invité de Radio M.