La livraison et la mise en service de cette ligne étaient initialement prévues en 2015 puis en 2016.

Le Maroc vient d’être classé parmi les meilleurs pays dans le monde en matière d’infrastructures ferroviaires, selon le dernier rapport du Forum économique mondial 2015-2016 sur la compétitivité globale des pays.

Ainsi, sur une liste de 140 pays analysés, le Maroc arrive à la 33ème position mondiale pour la qualité de son réseau de transport ferroviaire et se permet même le luxe de dépasser des pays comme le Brésil, la Norvège, l’Australie ou encore la Nouvelle Zélande. A noter que, au niveau africain, le Maroc prend la 1ère place devant l’Afrique du sud (42ème mondial) et la Namibie (50ème). Le Maroc est également N°1 au niveau des pays arabes, devant l’Arabie Saoudite (46ème) et la Tunisie (57ème).
Le réseau des chemins de fer marocain est aujourd’hui l’un des plus modernes d’Afrique. A fin 2013 l’ONCF (Office marocain des chemins de fer) dispose d’un total de 3 657 km de voies ferroviaires dont 2 238 km sont électrifiées. Les 3657 km de voies sont toujours en activité et gérées par l’ONCF comme opérateur unique de maintenance y compris les embranchements particuliers vers ses clients miniers, cimentiers, sidérurgistes, industriels… Ce réseau a permis de transporter en 2014 quelques 39 millions de voyageurs et 34 millions de tonnes de marchandises.
Ainsi contrairement à beaucoup de réseaux ferrés africains où une grande partie est à écartement métrique difficile à mettre à niveau et à rendre compétitive face au transport routier et où les seules lignes subsistantes sont utilisées à des fréquences de un train par jour ou par semaine, l’ONCF assure par exemple des voyages chaque 15 minutes par sens entre Rabat et Casablanca soit 112 rotations par jour, 38 rotations Casablanca-Fes, 22 rotations quotidiennes Casablanca-Tanger, 18 rotations Marrakech-Casablanca et 14 trains par jour Taza-Fes, les autres lignes sont assurées à raison de moins de 10 rotations par jour. Au moment de l’inauguration de la gare de Tanger Med, l’ONCF avait commencé une desserte par navettes rapides rail de 8 trains par jour et tablait sur une réévaluation à 16 trains par jour.
Grace à la ligne à grande vitesse (LGV) reliant Tanger (Nord du pays) à Casablanca (Centre) qui sera mise en service en 2018, le viaduc du TGV marocain sera le plus grand dans la région. Il s’agit du viaduc d’El Hachef, qui s’étend sur 3,5 km entre Asillah et Tanger, au nord du Maroc. L’ouvrage nécessite un investissement de 1,31 milliard de dirhams (1 dollar=9,5 dirhams). L’ossature du viaduc est en acier-béton. Le projet est réalisé par la Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM). Au total, la réalisation des travaux de la ligne à grande vitesse marocaine comprendra 13 viaducs d’une longueur d’environ 10 km. Le viaduc du Loukkous mesurera 2200 mètres et celui de Mharhar 650 mètres.
La Ligne à grande vitesse qui devrait relier à terme Casablanca à Tanger permettra, d’après ses promoteurs, de relier les villes de Tanger et Casablanca en 2h10 au lieu de 4h45 minutes actuellement. Le coût du projet est estimé à plus de 20 milliards de dirhams. Par ailleurs, cinq nouvelles gares ferroviaires vont être rénovées en vue d’accueillir le TGV. Dernier projet en date: le lancement début mars des travaux des deux futures gares ferroviaires de Rabat, en attendant celles de Casa Voyageur, Kénitra et Tanger…
D’ici 2035, il est prévu de relier les villes de Marrakech (sud du pays) en passant par Essaouira. A terme le TGV marocain devrait relier Tanger à Agadir (Sud), mais aussi Rabat et Oujda (Est).