Le président de la BERD, Suma Chakrabarti a souligné que sa banque est engagée et prête à continuer à soutenir le Maroc.

 

Le Maroc fera partie des 5 pays d’investissement de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) qui compte ouvrir de nouvelles lignes de crédit en faveur des petites et moyennes entreprises (PME) au Maroc.

Outre le Maroc, elle envisage de soutenir les domaines prioritaires des gouvernements, notamment la promotion de l’emploi et des PME, en Égypte, Jordanie, Mauritanie et en Tunisie. Dans ce pays, la BERD envisage d’organiser la prochaine édition de son sommet régional d’investissement, en novembre 2019, en tant que pôle émergent de développement et d’investissement.

Au Maroc, la BERD, qui a un bureau à Tanger (nord du pays), inauguré fin septembre 2017 pour appuyer davantage le secteur des PME, souhaite en ouvrir d’autres au cours des 12 ou 15 prochains mois.

Ces bureaux « joueront un rôle essentiel pour dynamiser les activités de la Banque et renforcer les relations de la BERD avec le Maroc et le secteur privé », explique la banque européenne, basée à Londres.

Dans ce sens, elle avait approuvé en début d’année sa stratégie pour le Maroc. Elle vise d’une part, à libérer le potentiel entrepreneurial du pays et à augmenter les financements attribués aux PME par l’intermédiaire de fonds de capital-investissement, et d’autre part, à accorder des lignes de crédit dédiées, assorties d’une assistance technique.

Il faut noter que le Maroc est actionnaire de la BERD depuis 1991. Mais ce n’est qu’en 2011 que le Royaume a demandé à être un pays d’opération, c’est-à-dire un pays où la banque peut intervenir.

Depuis 2012, la banque a commencé ses opérations de financement. Au cours des cinq dernières années, la BERD a investi 1,5 milliard d’euros dans 36 projets au Maroc dont 300 millions durant la seule année 2017. Elle a également soutenu près de 400 petites et moyennes entreprises marocaines. L’économie verte est aussi l’un des autres domaines clefs. Un secteur qui représente 41% des investissements de la BERD.

S’agissant des nouvelles lignes de crédit, la BERD compte ouvrir au Maroc, « les montants à allouer dépendront de la demande des entreprises marocaines privées soient-elles ou publiques ». Elle assure que les aspirations d’investissement sont grandes puisque l’organisme souhaite que le Maroc soit classé parmi les 5 premiers pays d’investissement de la BERD. Aujourd’hui, le pays se trouve à la 12ème place en termes d’investissement.

A la veille de sa visite dans le Royaume, le président de la BERD, Suma Chakrabarti a souligné que sa banque est engagée et prête à continuer à soutenir le Maroc et à donner au secteur privé les moyens à même de lui permettre de stimuler la création d’emplois et l’inclusion.

« Le Maroc a bien progressé dans la réforme économique et le développement et nous sommes impatients de contribuer à l’économie du pays avec plus d’investissements », a-t-il dit.

Dans un entretien accordé au journal « Le Matin du Sahara » paru jeudi, le président de la BERD, M. Chakrabarti, a déclaré que le Maroc est « un pays très important, non seulement en tant que pays d’intervention, mais également en tant que porte d’entrée dans une région ». « C’est pour cela que nous essayons de faire de notre mieux au Maroc et nous allons faire encore plus en tentant d’être plus présents « , a-t-il expliqué au journal.

Dans une autre interview au quotidien « Aujourd’hui Le Maroc », M. Chakrabarti a affirmé que l’Afrique serait potentiellement la prochaine extension de la BERD avec un leadership du Maroc.

« Le Royaume a réellement une position de leadership », a-t-il souligné, relevant que « plusieurs pays membres de la BERD, dont la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie souhaitent que cette institution financière ait plus d’activité en Afrique, notamment dans la région subsaharienne ».