Une source a affirmé à Maghreb Emergent que l’entretien téléphonique prétendue entre le président Français Emmanuel Macron et Abdelaziz Bouteflika du 13 mars, aurait eu, en fait, avec le premier ministre Ahmed Ouyahia.
La  vidéo sans son de la chancelière allemande avec le président algérien cachait un grand moment de gêne. Les langues se sont déliées depuis. Le récit est glaçant.

Il n’y a pas eu d’entrevue le lundi 17 septembre à la résidence d’Etat de Zeralda lors de la rencontre du président algérien Abdelaziz Bouteflika avec  la chancelière allemande Angela Merkel.

Le président algérien n’a pu formuler aucune expression compréhensible pendant les courtes minutes qu’a duré la rencontre. C’est essentiellement la chancelière allemande qui a parlé et les interprètes se sont chargés de meubler les silences gênants consécutifs aux tentatives infructueuses de répondre du président algérien, dont les mots n’accompagnaient pas la gestuelle lente retenue dans les plans de la télévision officielle.

Maghreb Emergent tient de deux sources différentes qu’il était impossible de comprendre les sons qu’a tenté, « au prix de beaucoup d’effort » d’émettre le président algérien pour donner le change à son illustre invitée. Les parties algériennes présentes, le premier ministre Ahmed Ouyahia, le ministre des affaires étrangères, Abdelkader Messahel, le ministre de l’intérieur Nourredine Bedoui et le ministre de l’industrie Youcef Yousfi ont vécu un grand moment de solitude, contraint par le protocole de ne pas intervenir dans le prétendu entretien entre les deux personnalités.

Le président algérien a perdu l’usage normal de la parole depuis son accident vasculaire du 27 avril 2013. Son ancien premier ministre et proche ami Abdelaziz Belkhadem a reconnu en mars 2014 que le président avait fait des progrès depuis son accident,  mais qu’il lui restait « juste un petit problème de voix »  et qu’une rééducation pour recouvrir un usage normal de la parole était en cours.

Ce recouvrement de l’usage normal de la parole n’a non seulement pas eu lieu, mais il semble selon ce dernier témoignage sur la rencontre avec la chancelière allemande qu’un recul s’est produit. Selon de nombreuses personnes l’ayant rencontré avant l’été 2018, le président arrivait encore à articuler quelques mots compréhensibles. Cela semble ne plus être le cas désormais.

Une autre source a affirmé à Maghreb Emergent que l’entretien téléphonique prétendue entre le président Français Emmanuel Macron et Abdelaziz Bouteflika du 13 mars, aurait eu, en fait, avec le premier ministre Ahmed Ouyahia.