Eric Wormser lors de son passage sur les ondes de Radio M (photo : Bouktache Youcef/ Maghreb Emergent)

Selon Eric Wormser, SGA est une banque « algérienne dans la mesure où elle réinvestit ses bénéfices en permanence dans l’entreprise » et que la plus grande partie de ses capitaux propres sont des revenus algériens réinvestis en Algérie et « non pas rapatriés vers une maison-mère étrangère ».

 

Société générale Algérie (SGA) envisage de réinvestir cette année la totalité de ses bénéfices, représentant 5,1 milliards de DA, a annoncé aujourd’hui Eric Wormser, président du directoire de cette banque, invité du Direct de Radio M, la web radio de Maghreb Émergent. « Ceci démontre la confiance totale de SGA dans l’Algérie et sa volonté farouche d’accompagner les sociétés et l’économie algériennes à travers des prêts », a-t-il déclaré. Selon Eric Wormser, SGA alloue de plus en plus ses fonds propres et de dépôts à l’économie via des crédits. Elle est « algérienne », a-t-il expliqué, « dans la mesure où elle réinvestit ses bénéfices en permanence dans l’entreprise » et ne les rapatrie pas « vers une maison mère étrangère ».

Pour l’invité de Radio M, le fait même de pouvoir grossir ces fonds propres, « c’est prêter plus à l’économie et c’est ce en quoi SGA est une vraie banque algérienne. » Les fonds propres de la banque, a-t-il indiqué, s’élèvent à 26 milliards de DA.

 

SGA a accompagné le FNI dans l’acquisition de 51% des parts Djezzy

 

La limitation du ratio engagements commerce extérieur\fonds propres décidée par la Banque d’Algérie est qualifiée de « non-sujet » par Eric Wormser car, selon lui, la part du commerce extérieur diminue de manière significative dans le chiffre d’affaires de l’entreprise, dont 80% proviennent des intérêts de prêts. La partie prêt, a-t-il expliqué, est en train de croître significativement à SGA, notamment pour les six premiers mois de cette année. D’après lui, près 80% des encours de prêts de SGA sont dédiés à l’entreprise (grande, moyenne, TPE). Cela s’inscrit dans la politique gouvernementale qui consiste à faire financer les projets d’investissement par le marché financier. « Les autorités ont pris en main cette problématique, notamment en créant un partenariat public\privé, et la possibilité pour les banques privées et publiques de financier l’économie privée ou publique du pays », a estimé Eric Wormser.

A ce propos, le patron de SGA l a révélé que sa banque s’était engagée dans des projets structurants en Algérie en tant que partenaire financier. Début 2015, a-t-il dit, elle a accompagné le Fonds national d’investissement (FNI) dans son opération d’acquisition de 51% des parts de l’opérateur de télécoms Djezzy, une acquisition qui s’est faite par un financement privé\public des banques et a constitué une bonne opération pour SGA. « C’est surtout les prémices d’un partenariat entre les banques privées et les banques publiques, un partenariat fortement encouragé par les pouvoirs publics algériens », a affirmé Eric Wormser.

 

Un résultat net de 5,1 milliards de DA en 2014

 

2014, pour SGA, s’est déroulée dans la continuité de 2013, notamment avec de bons résultats et une activité plutôt stable. Son PNB (équivalent du chiffre d’affaires) a, toutefois, enregistré une légère régression (13,3 milliards de DA contre 14,6 milliards DA en 2013), avec une parité intérêts\commissions qui montre notamment que les revenus du commerce extérieur sont en baisse.

Même si le chiffre d’affaires de SGA a régressé en 2014, le résultat net s’est maintenu, a assuré Eric Wormser : elle a enregistré en 2014 un résultat net de 5,1 milliards de DA et réalisé 4 milliards de DA de bénéfices, soit à peu près le même montant qu’en 2013.

La banque compte 340.000 clients dont 300.000 particuliers, 35.000 professionnels (médecins, artisans, etc.) et 5000 entreprises (PME et grandes entreprises).

Extraits vidéo (part 1): http://bit.ly/1GodFG6

Extraits vidéo (part 2): http://bit.ly/1fdkdy9