Mohamed Ben Salmane
Mohamed Ben Salmane, fera plus qu’un simple crochet par la capitale algérienne sur son chemin de retour d’Argentine où il a joué les funambules au sommet du G20.

Le controversé Prince héritier, vice-président du Conseil des ministres et ministre de la Défense d’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane, entamera, à partir de dimanche, une visite officielle de deux jours en Algérie, à la tête d’une délégation de haut niveau, indique samedi un communiqué de la Présidence de la République.

Cette visite s’inscrit, releve-t-on, dans le cadre de « la consolidation des relations privilégiées entre les deux pays et peuples frères et permettra de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale et de concrétiser des projets de partenariat et d’investissement, en ouvrant de nouvelles perspectives aux hommes d’affaires, en vue d’augmenter le volume d’échange commercial et d’élargir le partenariat économique entre les deux pays ».

Elle permettra également de « relancer les différents ateliers bilatéraux issus de la 13ème session de la réunion de la commission mixte algéro-saoudienne, tenue à Riyad en avril dernier et qui a été sanctionnée par la signature de plusieurs accords de coopération », ajoute la même source.

« La visite de son Altesse royale, le Prince héritier saoudien sera l’opportunité d’examiner et d’échanger les points de vue sur les questions politiques et économiques arabes et internationales d’intérêt commun, et à leur tête la question palestinienne et les situations dans certains pays frères, outre les évolutions du marché pétrolier », conclut le communiqué.

Il faut rappeler que Ben Salmane a entamé sa première tournée à l’étranger après l’affaire du journaliste assassiné Jamal Kashoggi. Il aura visité, Oman et la Tunisie, avant d’interrompre sa visite de pays « arabes » en participant au sommet du G20 à Buenos Aires. La véritable surprise est dans fronde de Rabat qui n’a pas souhaité recevoir le Prince.

Les autorités marocaines n’ont pas apprécié le vote saoudien contre candidature Maroc à l’organisation de la coupe du monde et la campagne de dénigrement qui l’a suivie, ainsi que les positions neutre de Rabat lors du conflit opposant Riyad à Doha.

En Algérie cette visite a provoqué des réactions diverses, entre le refus de la venue et une campagne sur les réseaux sociaux animée par les Frères musulmans algériens et les progressistes et une autre enthousiaste menée par les salafistes.