Le Qatar assistera à la réunion ministérielle des 6 et 7 décembre au cours de laquelle l’Opep et ses alliés, Russie en tête, définiront leur stratégie pour les six prochains mois.

Le Qatar quittera l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à compter de janvier 2019, a annoncé lundi le ministre de l’Energie de l’émirat, Saad al-Kaabi.

Cette décision résulte d’une réflexion sur les moyens de renforcer le profil international du Qatar et de préparer sa stratégie de long terme, largement axée sur l’industrie gazière, a-t-il expliqué.Le Qatar, premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, est l’un des plus petits producteurs de l’Opep et son influence y est limitée.

« Le Qatar a décidé de se retirer de l’Opep avec effet en janvier 2019 et cette décision a été communiquée à l’Opep ce matin », a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse, évoquant une décision « difficile » après 57 ans de présence ausein de l’organisation.

Avant cela, le Qatar assistera à la réunion ministérielle des 6 et 7 décembre au cours de laquelle l’Opep et ses alliés, Russie en tête, définiront leur stratégie pour les six prochains mois, a-t-il dit, ajoutant que Doha continuerait de respecterensuite ses engagements comme les autres pays non Opep.Saad al-Kaabi a souligné que le retrait de l’Opep n’avait rien à voir avec l’embargo politique et économique imposé au Qatar depuis juin 2017 par l’Arabie saoudite, chef de file de l’Opep, et trois autres pays du Golfe. Le Qatar, a-t-il dit, entend porter ses efforts sur le développement de son industrie gazière, avec pour objectif d’atteindre une production annuelle de GNL de 110 millions de tonnes contre 77 millions actuellement.