En tout, 323 cadres   algériens ont été formés en Chine durant ces trois dernières années.

 

« Le satellite algérien de télécommunications, Alcomsat-1, lancé le 11 décembre dernier à partir de la Chine par l’Agence spatiale algérienne (ASAL) aurait coûté au gouvernement plus de 250 millions de dollars et ses retombées économiques seront très importantes pour l’avenir », a déclaré le directeur général de l’ASAL Azzedine Oussedik, ce matin lors d’une conférence de presse organisée à l’hôtel Aurassi, à Alger.

« La première phase de développement satellitaire de l’Algérie a commencé déjà depuis longtemps, ce qui a permis à l’Algérie d’avoir cinq satellites en orbite, après la fin de la mission de 2005, Alsat-2A, Alsat-2B, Alsat-1B, Alsat-N et Alcomsat-1, une phase qui se terminera en 2020. Un autre programme 2020-2040 sera lancé avec l’implication de davantage de compétences algériennes formées en Chine ces 3 dernières années et qui sont au nombre de 323 cadres : 167 ont été formé en technologie de KHTT et 156 ont suivi des formations académiques (Phd et Master)», a souligné le directeur général de l’ASAL.

« Pour la partie terrestre, deux stations ont été mises à disposition. Il s’agit de « la station principale à Bouchaoui à Alger et d’une station secondaire à Boughezoul à Médéa. Chaque station est dotée d’un centre de contrôle GSC (contrôle de satellite, contrôle d’accès au satellite et maintenance des équipements) et d’un centre d’exploitation », a expliqué Chikouch Abdelouahab,  directeur d’étude à l’ASAL.

De son côté, Benabdeouahab Mouhamed, directeur général d’Algérie télécom satellite (ATS) a indiqué que « ce satellite de dernière technologie va permettre de rassembler les chaines de télévision favorites des Algériens sur un seul satellite, au lieu de basculer entre deux satellites (Nilsat et Astra), mais il va aussi offrir plusieurs services à la fois : téléphonie, internet et télévision ». Il a ajouté qu’ATS est en train de formuler des offres avec un business model concurrentiel et ses structures sont prêtes à mettre sur le marché ses services. D’ailleurs, ATS sera un partenaire de l’ASAL durant la période des tests, dans les 6 mois prochains ».

Le travail de l’exploitation d’Alcomsat-1sera mené en collaboration entre l’ASAL, TDA et ATS et portera sur plusieurs services, tels que la télédiffusion, la téléphonie, la transmission des données, la gestion des catastrophes majeures. Il permet la couverture directe des manifestations en très haut débit. En plus de ces services, Alcomsat-1 servira les entreprises exerçant dans les domaines de téléenseignement, télémédecine et télétravail avec une technologie HTS (High-throughput satellite).