Le délégué CGT Philippe Berger l’homme d’affaires algérien Issaad Rebrab et le ministre français Arnaud Montebourg (ph. Ouest-France).

La reprise des usines françaises de Fagor-Brandt par le groupe de Issad Rebrab bute sur l’acquisition des marques du groupe que détient la filiale irlandaise du groupe espagnol Fagor Ireland Limited. Pour la justice espagnole l’offre globale de Cevital, 25 millions de dollars, est insuffisante pour englober ces marques.

 

 

Le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine, France) a ordonné hier vendredi 28 mars, pour la quatrième fois, l’examen des offres pour la reprise de FagorBrandt, a rapporté le site français Usine Nouvelle.

« Ce nouveau report est toujours lié au respect du délai d’expiration des recours dans la procédure espagnole pour la cession des marques, nécessaire à la levée des conditions suspensives de l’offre du groupe Cevital », explique le site français spécialisé dans les informations sur l’industrie.

FagorBrandt est une multinationale dont les actifs sont partagés entre l’Espagne, la France et la Pologne en ce qui concerne les outils industriel, alors que les marques appartiennent à l’Irlande.

L’offre de Cevital, qui a proposé 25 millions pour la reprise des usines d’Orléans (Loiret) et de Vendôme (Loir-et-Cher), ainsi que du siège de l’entreprise à Rueil-Malmaison et des services après-vente de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), a été jugée insuffisante par le tribunal de commerce de Saint-Sébastien (Espagne).

La reprise des usines françaises de Fagor-Brandt par le groupe de Issad Rebrab bute sur l’acquisition des marques du groupe ((Brandt, Vedette, Sauter, De Dietrich…) que détient la filiale irlandaise du groupe espagnol Fagor Ireland Limited. La justice espagnole estime que l’offre globale de Cevital est insuffisante pour englober les marques, exigeant 35 millions, soit 10 millions de plus, dans un arrêt daté du 14 mars.

Le groupe algérien avait déposé, le 25 mars dernier, un recours devant la juridiction espagnole espérant que son offre soit autorisée. Si ce recours est rejeté, le sauvetage des usines françaises de Fagor-Brandt tombera à l’eau. Ce dossier, qui comporte d’importants enjeux sociaux, avec l’offre de Cevital qui envisage de garder 1.200 des 1.800 salariés de FagorBrandt en France, est réglé du côté français. Toutefois, le rachat des marques était l’une des conditions suspensives posées par Cevital.