Le pari défensif a été perdu face à la Belgique.

Cette revue de presse du Huffington Post Algérie rend compte d’une hostilité unanime aux choix tactiques de Vahid Halilhodzic, des choix ultra-défensifs que son prédécesseur, Rabah Saâdane, n’aurait pas reniés, selon des commentateurs sportifs particulièrement véhéments.

 

 

A la lecture de la presse algérienne d’aujourd’hui, Vahid Halilhodzic , l’entraîneur des Fennecs, est bien comme un des sens de son prénom l’indique : seul. Ses choix tactiques au cours du match perdu 2-1 face à la Belgique sont unanimement critiqués dans la presse algérienne qui estime que les Verts ont été contraints, après le but marqué sur pénalty à la 25ème minute, à une éprouvante et suicidaire stratégie ultra-défensive.

L’ancien joueur algérien, Ali Benarbia, cité par Le Buteur évoque une stratégie défensive absurde. Il aurait trouvé compréhensible de mettre en place une stratégie défensive si le but algérien avait été obtenu à la 70ème minute. Mais, dit-il, le « faire à la 25e… Placer un mur et aller à la Coupe du monde pour ne pas jouer du tout au football… Les Algériens ont terminé le match en se disant ‘on n’a pas joué et en plus on ressort avec zéro point’. Un match, c’est 90 minutes… « .

 

« Du Saâdane sans Saâdane » (Liberté)

 

Presque toute la presse rappelle les critiques récurrentes de Vahid Halilhodzic contre la stratégie défensive son prédécesseur à la tête de l’équipe nationale, Rabah Saâdane, lors du précédent mondial, en Afrique du Sud. Vahid a fait exactement ce qu’il reprochait à Saâdane.

La « joie est reportée », Vahid « déçoit les Algériens », Mbolhi « sauve les verts de la cata », titre Echourouk qui reproche à l’entraîneur des Verts une stratégie défensive éprouvante sur la ligne arrière. La même stratégie perdante été appliquée par Saâdane durant la précédente Coupe du Monde en Afrique du Sud face aux Etats-Unis.

Les attaquants ont complètement disparu dans cette rencontre « en raison des instructions de Vahid Halilhodzic leur demandant de rester en défense ». « Il semble que la pression de la rencontre a faussé les idées de Vahid Halilhodzic qui a accordé un poids démesuré à l’équipe belge. Il est tombé dans les mêmes erreurs de Rabah Saâdane qu’il critiquait à chaque occasion ».

Une critique partagée par le journal Liberté qui évoque « Du Saâdane sans Saâdane ». « Vahid Halilhodzic a perdu ses paris. Il a choisi l’option défensive, et au bout, il a subi tout le match, surtout en seconde mi-temps ». Le jugement à l’égard de l’entraîneur algérien est sévère : Vahid Halilhodzic a « perdu sur toute la ligne… . En optant pour la prudence et en alignant une équipe ultra-défensive, il a perdu tous les atouts offensifs de son team, ce qui était pourtant sa principale force ».

 

« Faillite tactique » selon Le Buteur

 

Le Buteur, lui, est encore plus véhément. Il reproche à l’entraîneur d’avoir confiné les joueurs dans un rôle défensif à partir de la 26è minute, juste après le but algérien obtenu sur penalty.

Le Buteur ne rate pas l’occasion de rappeler que « Halilhodzic n’a pas cessé, durant ces trois années de règne en sélection, de critiquer le système de jeu de l’ancien sélectionneur national, Rabah Saâdane, lui reprochant son penchant défensif… Hier, force est de constater qu’on a retrouvé un peu du jeu de Saâdane face à la Belgique… Le plus hallucinant, c’est que l’équipe nationale ne s’est procurée aucune véritable occasion de but dangereuse, malgré le gros potentiel offensif dont elle dispose. S’il n’y avait pas eu ce penalty, l’EN n’aurait sans doute jamais pu marquer. »