Il y a péril en la demeure pour les architectes algériens (dr)

La commande architecturale a été au centre du débat, au IIe Congrès du Synaa (Syndicat des architectes agrées algériens) dont les travaux ont été abrités, ce samedi, par la Safex (Société algérienne des foires et exportations) à Alger.

« Architectes professionnels, urbanistes, enseignants, juristes et acteurs économiques replacent l’architecte algérien dans son rôle d’acteur social, culturel et économique dans les stratégies politiques liées à la ville et au cadre bâti dans un débat indispensable… » A-t-on d’emblée annoncé à l’ouverture des travaux de ce rendez vous des architectes et dont la thématique a été : « L’architecture entre enseignement, organisation de la profession et commande architecturale » Au chapitre de la commande architecturale, les intervenants ont appelé à l’élaboration d’une nouvelle législation, avec à la clé une loi sur l’architecture, élaborée avec l’architecte et qui permette une ouverture intéressante. Ils de concerte revendiqué davantage de pouvoir décisionnel pour l’architecte. Les architectes, fédérés par le Synaa, estiment en effet, que la loi 94-07 promulguée en 1988 et relative à la production architecturale et à l’exercice de la profession d’architecte, qui a consacré l’architecture d’intérêt public tout en consacrant l’Ordre des architectes, n’a pas tenu ses promesses. Près 25 ans après, il semblerait que ce texte fondamental n’ait pas eu les effets escomptés tant sur le plan de la qualité de la production architecturale que sur son corollaire, l’émergence de compétences et de véritables structures d’études prospères. Indique-t-on au Synaa.