Une étude réalisée par la FAO et le Global Water Partnership et Oregon State University établit un lien direct entre les problèmes liés à l’eau et le phénomène migratoire.

 

Les deux tiers de la population mondiale souffrent de graves pénuries d’eau pendant au moins une partie de l’année. C’est ce qu’a déclaré José Graziano da Silva, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à l’occasion du 8ème Forum mondial de l’eau à Brasilia (Brésil).

D’après lui, ce phénomène  a un « impact particulièrement lourd sur les personnes qui dépendent de l’agriculture et certains, en particulier les plus pauvres, ne voient pas d’autre alternative que la migration et la recherche de meilleurs moyens d’existence ».

Graziano da Silva assure, à ce propos, que « la migration devrait être un choix, et non l’unique option restante».

Le directeur général s’est appuyé sur des données fournies dans le cadre d’une étude réalisée par la FAO en collaboration avec le Global Water Partnership et Oregon State University.

L’étude intitulée «Le stress hydrique et les migrations humaines» établit un lien direct entre les problèmes liés à l’eau et le phénomène migratoire.

«Les stratégies d’adaptation agricole influencent le besoin de migrer de nombreuses personnes et devraient être explicitement prises en compte en matière de changement climatique et de politiques. Analyser les tendances relatives aux pénuries d’eau et s’impliquer dans la préparation sont des atouts précieux permettant d’intervenir à temps pour atténuer les pressions entraînant des migrations forcées», suggèrent les auteurs de l’étude.