La 7e Rencontre économique algéro-française n’a pas été aussi fructueuse que l’espérait par le patronat algérien.

Selon Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), les entreprises françaises représentées à Alger lors la septième rencontre économique algéro-française (16 et 17 décembre 2013) étaient « des compagnies de grande envergure » qui, lors de cet événement, ne pouvaient pas trouver « des partenaires de leur taille opérant dans le secteur privé ».

 

 

Près de deux mois après la tenue de la septième rencontre économique algéro-française, les 16 et 17 décembre dernier à Alger, des patrons algériens se disent déçus par ses résultats. Selon eux, les chefs d’entreprise français menés par le Mouvement des entreprises de France (Medef) étaient « de grosses entreprises au champ d’action international qui ont trouvé face à elles de petites PME algériennes, avec lesquelles elles ne pouvaient raisonnablement pas nouer des partenariats ».

Cette inadéquation entre la taille des entreprises françaises et celle des entreprises algériennes ayant pris part à cette rencontre n’est pas le seul problème soulevé par les opérateurs algériens. Pour Karim Cherfaoui, « les systèmes administratifs algérien et français sont totalement différents, ce qui pose un sérieux problème lorsque des entreprises des deux pays veulent travailler en partenariat ». Egalement présent à la rencontre, Jamel Kherchouche, directeur du bureau JK Performance, attire l’attention, quant à lui, sur la nature même des entreprises algériennes et françaises : « Les entreprises algériennes sont généralement des PME familiales contrairement aux entreprises françaises. Il est difficile que des entreprises aussi différentes puissent s’entendre. »

Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) qui a encadré cet événement, nous a déclaré qu’il est, aujourd’hui « difficile de faire un bilan de cette rencontre ». Il a reconnu, toutefois, que les entreprises françaises représentées à Alger en décembre dernier étaient « des compagnies de grande envergure » qui n’ont pas pu rencontrer à Alger « des partenaires de leur taille opérant dans le secteur privé ».

« Les entreprises présentes à la septième rencontre économique algéro-française ne pouvaient travailler qu’avec des compagnies algériennes telles que Sonatrach ou Sonelgaz », a ajouté M. Hamiani précisant que la remarque en a été faite aux membres du Medef : « Nous avons demandé aux représentants des compagnies françaises de ramener des PME lors de leurs prochaines visites en Algérie, afin de donner la possibilité aux entreprises algériennes de taille moyenne de trouver des partenaires. Des compagnies publiques comme Sonatrach ou Sonelgaz ont leurs propres réseaux et peuvent trouver facilement des partenaires, ce qui n’est pas le cas des PME algériennes. »