Une quinzaine de jours après sa libération, le journaliste et éditeur Adlène Mellah  est de nouveau emprisonné il est entrain de vivre avec deux autres personnes en sa compagnie une situation des plus inédites. Les avocats ayants pris en charge  l’affaire assurent que la série d’accusations  attribuées à Mellah et son photographe Abdelaziz Laadjel, ainsi qu’à l’artiste Nekrouche Adbdelhafid  n’ont pas été utilisées depuis la grève insurrectionnelle du Front islamique du salut (FIS) dissout au début des années 90.

« Les accusations enregistrées cette fois sont inédites elles ont disparues du vocable de la justice algérienne depuis les manifestations qu’a connu le pays pendant la période du FIS » a déclaré à Maghreb Emergent Me Hassen Brahmi.  D’après lui, l’attroupement, la rébellion commise en réunion de plus de deux personnes, la provocation directe à un attroupement non armé et  l’outrage avec violence faits à des fonctionnaires et institutions de l’Etat, sont des accusations valables dans les manifestations violentes marquées par une confrontation physique.  « Or ce n’est pas le cas des trois accusés en question » explique Me Brahmi.

« Adlène Mellah  et son photographe ont été présent au rassemblement des artistes pour couvrir l’événement et  l’artiste Nekrouche Adbdelhafid  était juste de passage pour assister à une pièce de théâtre au TNA, les poursuivre en justice et les mettre en prison pour cette raison relève de l’injustice » a ajouté l’avocat.

Adléne Mellah a été placé ce mardi 11 décembre sous mandat de dépôt lors de sa  présentation devant le procureur de la République près du tribunal de Bab El-Oued.  Tandis que son photographe et  l’homme de théâtre venu de Tizi Ouzou au TNA ont été relaxés. Les trois accusés seront  jugés le 18 décembre prochain par le tribunal de Bab El Oued. Entre temps leur avocat estime que l’incarcération de Mellah, le motif d’accusation et la peine encourue sont contraires à la Constitution. Il également souligné que des dizaines d’avocats vont se constituer pour défendre, non seulement les trois personnes en question, mais les droits de l’homme en Algérie. « On pense à baptiser la journée du 18 décembre, journée nationale pour la défense des droits de l’homme » a-t-il signalé.

Notons que Mellah a été arrêté le 09 décembre 2018, alors qu’il participait devant le théâtre national à Alger à une manifestation de soutien au chanteur Réda Hmimed, alisa Reda City 16, en détention depuis octobre dernier.