La hausse des prix du pétrole a été impactée par plusieurs facteurs géopolitiques, dont la situation politique actuelle en Algérie, selon des analystes cités par l’agence Reuters.

« Avec les risques géopolitiques qui continuent d’impacter la production (…) potentiellement en Libye et même en Algérie, les marchés du brut peuvent poursuivre cette hausse », a indiqué un expert chez Saxo Bank.

En effet, les cours du pétrole ont connu leur plus haut niveau en cinq mois cette semaine, en s’affichant à plus de 70 dollars pour le Brent.

Selon le rapport mensuel de l’OPEP, publié ce mercredi, la production totale de l’OPEP a plongé de 534 000 barils par jour pour atteindre un peu plus de 30 millions de barils par jour le mois dernier comparée à février.

Les mêmes sources ont indiqué que le Venezuela, en proie à une crise politique et économique et affecté par des pannes d’électricité à répétition, a pompé 289 000 barils par jour (b/j) de brut en moins le mois dernier.

A plus court terme, le marché surveille les affrontements en Libye même si, pour l’instant, « il n’y a pas eu d’effet concret sur l’industrie pétrolière du pays », ont relevé des analystes.

La même source estime que les manifestations en Algérie n’ont toutefois pas eu d’impact sur la production du pays.

Le Sahara Blend algérien à enregistré une hausse de 2,08 dollars au mois de mars

Selon les chiffres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) les cours du Sahara Blend, le brut de référence algérien, ont progressé de 2,08 dollars en mars.

Cette hausse est soutenue par les efforts des pays producteurs Opep et non Opep, visant à limiter la production pétrolière afin de stabiliser le marché.

Le même rapport a indiqué que la moyenne mensuelle des prix du Sahara Blend s’est établi à 66,38 dollars le baril, contre 64,30 dollars un mois auparavant.

Le rapport de l’Opep indique, par ailleurs, que la production de l’Algérie en mars dernier a atteint 1,023 million de barils par jour (Mbj), soit en léger repli de 2.000 barils par jour comparativement à la production moyenne de février (1,025 Mbj).