CAMRA
Deux  semaines après la décision du gel de sa « grève historique », le collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA), a appelé  à un sit-in régional de l’ensemble des médecins résidents au niveau du CHU Mustapha Pacha samedi 14 juillet 2017 à 10h00.

Cette action a pour  but de « dénoncer le mépris  et le peu de considération que porte la tutelle aux enfants du pays, et pour  que tout le monde sache que les médecins résidents sont toujours debout et prêt à faire valoir leurs droits » a noté le collectif dans un communiqué rendu public hier.

La reprise des activités hospitalières, n’a vraisemblablement pas été facile pour les médecins revenants d’une grève qui a duré 08 mois. « Ce gel ne se fait malheureusement pas sans douleur dans certains services, ou les résidents subissent quotidiennement menaces et intimidations en tout genre, allant parfois jusqu’à de véritables représailles éhontés et mesquins » a signalé le CAMRA. Les « DEMSistes » aussi subissent leur part « d’agacement ». « Depuis la première  semaine, les médecins résidents candidats à l’examen de fin de spécialisation (DEMS) sont contraint de passer un examen dans des conditions ne répondant à aucune norme de par le délai accordé entre l’annonce de la date des examens et leurs début, et par le fait qu’ils ne bénéficieront d’aucune session de rattrapage ! » s’exclament les résidents dans leur communiqué.

Par ailleurs, les protestataires ont assuré que depuis le gel de la grève, les médecins résidents n’ont absolument aucune nouvelle ni n’ont reçu de contact de la part de la tutelle, malgré les nombreuses demandes d’audiences formulées et réceptionnées par le ministère.

D’après des déclarations du CAMRA à Maghreb Emergent, le gel de la grève n’est qu’un  geste d’apaisement pour témoigner de la volonté des médecins de reprendre le dialogue avec le ministère de la Santé.

Enfin, les médecins revendiquent, principalement, la réforme du service civil qui prévoit leur affectation vers différents établissements de santé, une fois leurs études de spécialisation achevées. Les résidents souhaitent avoir la possibilité de choisir les régions vers lesquelles ils sont affectés.

 

 

 

 

 

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