Pour le Forum, les grandes économies émergentes rencontrent des difficultés pour faciliter les échanges.

Selon une étude, « Global Enabling Trade Report 2014 », la plupart des économies avancées appliquaient de faibles droits de douane sur les importations, mais certains conservent des régimes douaniers complexes au sein desquels il est difficile de se retrouver.

 

Les obstacles au commerce freinent la reprise économique mondiale, tandis que de nombreux pays ne parviennent toujours pas à adopter des réformes qui pourraient avoir un effet profond sur la croissance et le progrès social, a indiqué mardi le World Economic Forum (WEF).

L’indice de facilitation des échanges commerciaux, utilisé dans la nouvelle étude de WEF, révèle que les grandes économies émergentes rencontrent d’énormes difficultés dans leurs efforts pour faciliter les échanges et passer à un stade supérieur de développement.

Parmi les obstacles aux échanges dans les pays en développement et émergents figurent la bureaucratie aux frontières, la corruption, les déficits en matière d’infrastructures et les faibles niveaux de sécurité, a précisé la même source.

Par ailleurs, il a été constaté que la plupart des économies avancées appliquaient de faibles droits de douane sur les importations, mais certains de ces pays conservent des régimes douaniers complexes au sein desquels il est difficile de se retrouver.

Cette étude, le Global Enabling Trade Report 2014, évalue la performance de 138 pays dans quatre domaines: accès aux marchés, administration aux frontières, infrastructures et environnement opérationnel.

 »Après plusieurs années difficiles consacrées à tenter de faire avancer le cycle de Doha, les accords de Bali, au centre desquels se trouve l’accord sur la facilitation des échanges, offrent un bon créneau permettant de se concentrer sur l’élimination des obstacles concrets au commerce », a déclaré Espen Barth Eide, responsable au WEF.

A la lumière de ce constat, a-t-il ajouté,  »nous sommes convaincus que les mesures uniques du rapport aideront les dirigeants à identifier les politiques qui réussissent et les domaines susceptibles d’amélioration ».

L’évaluation repose sur l’indice de facilitation des échanges, une méthodologie qui évalue la mesure dans laquelle les économies possèdent des institutions, des politiques, des infrastructures et des services qui facilitent la libre circulation de marchandises par-delà les frontières et jusqu’à leur destination.

Ces facteurs facilitant les échanges sont organisés en sept piliers qui sont, en l’occurrence, l’accès aux marchés nationaux, l’accès aux marchés étrangers, l’efficacité et la transparence de l’administration aux frontières, la disponibilité et la qualité des infrastructures et des services de transport, la disponibilité et utilisation des TIC et l’environnement opérationnel.