Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), réuni ce mercredi à Vienne ont convenu de diminuer la production de pétrole de 1,2 million de barils par jour. L’accord serait effectif dès le premier janvier 2017.

 

Selon l’Agence Bloomberg, les pays-membres de l’OPEP ont conclu un accord sur une réduction commune de l’extraction de pétrole de 1,2 million de barils par jour, pour atteindre 32,5 millions de barils, soit le niveau minimum prévu lors de la rencontre d’Alger le 28 septembre dernier.

Cette information a été confirmée par l’envoyé spécial de la radio nationale. Selon le journaliste, l’accord obtenu prévoit que la production de l’OPEP passe de 36,6 Mbj à 32,5 Mbj.

L’accord de réduction engage 12 des 14 membres de l’OPEP, la Libye et le Nigeria ont été autorisés à maintenir leur niveau de production actuel, en raison de leur extrême difficulté financière. Par ailleurs, l’Iran a été autorisé à augmenter sa production jusqu’à atteindre le seuil maximal de 3,8 Mbj, souligne la même source.

Selon le ministre qatari de l’Energie Mohammed Saleh al-Sada, qui préside la conférence de l’OPEP,  la Fédération de Russie s’est déjà engagée à réduire de 300.000 barils » par jour sa production, soit la moitié des 600’000 b/j de réduction demandés aux membres extérieurs au cartel.

Un accord effectif dès le premier janvier

C’est un grand pas en avant et nous pensons que c’est un accord historique qui va certainement aider à rééquilibrer le marché et à réduire la surabondance des stocks de pétrole, a-t-il  indiqué à l’AFP, soulignant que l’accord en question serait effectif à compter du 1er janvier 2017.

Peu avant la réunion qui se tient à huit clos, le ministre saoudien du Pétrole avait fait part de son optimisme quant à l’aboutissement d’un accord entre les pays membres, ce qui a déclenché une remontée spectaculaire des prix jusqu’à dépasser les 51 USD le baril de Brent.

Après l’annonce de l’accord, les marchés restaient stables autour de 50 USD pour le Brent et 48,5 USD pour le brut.

Mardi, les cours avaient fortement baissé suite aux déclarations faites par les représentants des pays membres, à leur tête l’Arabie Saoudite et l’Iran, qui ont exacerbé les doutes sur un éventuel accord.