La fixation d’un tarif garanti, va-t-il booster la production d’électricité à partir du renouvelable ? (DR)

Les pays en développement investissent de plus en plus le secteur des Energies renouvelables (ENRs). Ces pays représentent près de la moitié (48%) des investissements mondiaux dans ce secteur (131,3 milliards de dollars) en 2014. En hausse de 36%, contre seulement 3 %  pour les pays avancés.

 

 

Le secteur des énergies renouvelables a drainé des investissements de l’ordre de 270 milliards de dollars à travers le monde en 2014, soit 38 milliards de plus que pendant l’an 2013, selon le rapport annuel du Renewable Energy Policy Network for the 21st Century (REN21).

Fait marquant dans cette nouvelle édition du rapport sur « l’état de l’énergie renouvelable », les pays en développement investissent de plus en plus ce secteur. Ces pays représentent près de la moitié des investissements mondiaux dans ce secteur (131,3 milliards de dollars). En hausse de 36% contre seulement 3 %  pour les pays avancés.

Si la Chine et les Etats-Unis demeurent les principaux acteurs des énergies renouvelables, il n’en demeure pas moins que nombre de pays africains commencent à se faire remarquer dans certains indicateurs de ce secteur en plein essor. C’est ainsi que le Kenya est le leader mondial de l’énergie géothermique, tandis que le Burundi devient le pays qui a le plus investi dans les énergies propres par rapport à son PIB, précisent les auteurs de l’étude.

Globalement, les investissements mis en œuvre dans les énergies renouvelables durant la dernière décennie ont été multipliés par six, tandis que la quantité d’énergies renouvelables produite sur la planète a été multipliée par sept. Le secteur a permis au total de générer 7,7 millions d’emplois l’an dernier, indique le Renewable Energy Policy Network qui publie le rapport document depuis 2004.

Objectif atteint pour l’Algérie

Rappelons  que le rapport final sur l’état des lieux des énergies renouvelables (ENRs) à l’échelle mondiale de 2014 édité par le prestigieux REN21, a fait valoir que l’Algérie, qui s’est déjà fixée dans son programme des énergies renouvelables et de l’efficacité adopté par le gouvernement en 2011, a atteint ses objectifs en matières d’énergies renouvelables.

Les conclusions de ce rapport, qui présente les états des lieux jusqu’à la fin 2013, ont montré qu’un nouveau record de la capacité mondiale en énergies renouvelables a été atteint en 2013, grâce à la croissance de ce secteur dans les pays en développement. Le rapport montrait aussi que le nombre des pays en développement soutenant les ENRs passe en 2013 à 95 pays dont l’Algérie contre 15 pays en 2005, sur un total de 144 pays dotés de politiques d’appui aux ENRs. Le nouveau record de 2013 enregistre une capacité de production mondiale en ENRs chiffrée à plus de 1560 gigawatts (GW), soit une croissance de 8% par rapport à 2012. Désormais, les ENRs contribuent à hauteur de 22.1% de la production électrique mondiale, soit un peu plus d’un cinquième.

Ce progrès considérable est drainé par les politiques d’appui aux ENRs adoptées par les pays en développement, qui ont contribué à contrecarrer le recul observé dans certains pays européens et aux Etats Unis. Ce rapport estime qu’en 2013, 6,5 millions de personnes dans le monde dont 2,6 millions en Chine et près d’un million au Brésil, ont directement ou indirectement, travaillé dans le secteur des énergies renouvelables.