Après avoir chuté de près de 5 dollars en milieu de semaine suite à l’annonce d’une augmentation record des stocks américains, le prix du pétrole tente une remontée à 60 dollars le baril.

 

Les prix du pétrole ont fini la semaine en net rebond. A la clôture des marchés, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mars a avancé de 1,21 dollar, à 51,69 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), achevant avec une progression de plus de 7% sa meilleure semaine depuis fin février 2011.  Le contrat de référence du brut américain avait alors bondi sur une semaine de 13,55%.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance a fini à 57,80 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 1,23 dollar par rapport à la clôture de jeudi. Il s’agit de sa meilleure semaine également depuis février 2011, lorsqu’il s’était envolé de 9,4%. La remontée des prix est due, selon les analystes financiers, aux chiffres jugés positifs sur l’emploi aux Etats-Unis et l’annonce d’un ralentissement de la production énergétique américaine.

L’économie américaine a créé 257.000 emplois au mois de janvier.  Un chiffre au dessus des prévisions initiales. De plus, les chiffres des mois de novembre et décembre ont été considérablement revus à la hausse. Les marchés ont aussi bien perçu l’annonce de chiffres sur le ralentissement de la production américaine. Baker Hughes, le spécialiste américain des forages,  a publié vendredi des données faisant état d’un déclin de 83 puits pétroliers en une semaine, précisant que pas moins de 199 plates-formes ont déjà cessé leur activité en janvier. Les cours pétroliers ont rebondi une première le 30 janvier dernier, pour atteindre leur  plus haut niveau depuis le début de l’année 2015, avant de chuter mercredi dernier en raison de la révision à la hausse des stocks de pétrole américains.