Les sénateurs algériens montent au créneau et épinglent la compagnie aérienne française Aigle Azur, désormais en faillite. Alors qu’ils lui reprochent de ne pas avoir remboursé les passagers algériens en rade à l’aéroport international d’Alger, ils appellent à bloquer les avoirs et la flotte d’Aigle Azur dans l’objectif de s’en servir pour dédommager et rembourser ses clients algériens.

L’on estime la valeur des billets vendus par la compagnie à plusieurs millions d’euros. La validité de ces derniers court jusqu’à la fin de l’année, soutient-on. La  compagnie aérienne Aigle Azur spécialisée des  liaisons vers  l’Algérie a le plus grand mal  à rapatrier son argent d’Algérie. 

La situation de trésorerie d’Aigle Azur est « très particulière » en raison des difficultés à rapatrier l’argent d’Algérie. Avait  déclaré  Martin Surzur, président du syndicat de pilotes SNPL d’Aigle Azur et membre du CE. « La trésorerie d’Aigle Azur en Algérie est d’environ 15 millions d’euros mais elle est difficilement rapatriable », a-t-il expliqué, précisant qu’il fallait en général compter un « délai de deux à trois mois » entre l’encaissement en Algérie et le rapatriement de l’argent en France.

« On aimerait que l’Etat français fasse le nécessaire avec l’Etat algérien pour rapatrier cet argent ou qu’il se substitue (par un prêt) le temps que cet argent soit rapatrié », a-t-il ajouté. « Si ces 15 millions sont rendus disponibles, la liquidation s’éloigne et nous permettra de survivre suffisamment, le temps d’une reprise », avait insisté Martin Surzur.  Des sources syndicales françaises faisaient quant à elles part de   « Huit millions et demi en France, et six millions de la billetterie algérienne qui sont toujours bloqués… »