Le partenaire Espagnol de Sonatrach, Naturgy Energy Group, s’apprête à lancer un arbitrage contre l’Algérie sur les contrats de gaz, suite à l’offre excédentaire enregistrée depuis l’année dernière en raison du ralentissement de l’économie et l’effondrement de la demande en raison de la pandémie du coronavirus.

Le président de Naturgy, Francisco Reynés, a affirmé que sa société « aurait recours à tout instrument juridique pour adapter ses contrats internationaux de gaz naturel, suite aux circonstances actuelles du marché », rapporte le journal espagnol « Cinco Dias ».

Le premier responsable du groupe espagnol a expliqué que cette décision a été prise à la suite de « la  profonde dépression des prix des matières premières dérivées, d’une part, de l’offre excédentaire enregistrée depuis l’année dernière en raison du ralentissement de l’économie et, d’autre part, de l’effondrement de la demande pour les mesures de confinement pour lutter contre la pandémie de coronavirus ».

Selon la même source, l’arbitrage contre la compagnie nationale Sonatrach est déjà en cours. La première étape est l’engagement d’un cabinet d’avocats « de poids international et de prestige reconnu », qui doit lutter pour une révision extraordinaire des prix des contrats avec l’Algérie, qui représentent un volume compris entre 8 et 9 milliards mètres cubes de gaz naturel par an, rapporte le quotidien espagnol.

Selon des sources du même journal, trois cabinets se sont porté candidats pour représenter Naturgy devant le Tribunal arbitral de Paris ou de Genève, contre le géant algérien de l’énergie Sonatrach. Il estime que même le principal client de Sonatrach, l’italien  Eni, pourrait suivre les traces du groupe espagnol.

Pour rappel, le groupe Naturgy qui est le deuxième client gazier de Sonatrach et son partenaire dans le pipeline Medgaz, a déjà été confronté à l’Algérie dans un long procès, qui a abouti à une sentence qui lui a coûté près de 1,9 milliard de dollars en 2010.