Le Premier ministre libanais, Hassan Diab, a annoncé la démission de son gouvernement lundi, six jours après l’explosion meurtrière qui a détruit une partie de Beyrouth et exacerbé une grave crise politique, économique et sociale dans le pays.

Lors d’une allocution télévisée, Hassan Diab a déclaré que cette explosion était “le résultat d’une corruption endémique” et s’est dit aux côtés de ceux qui réclament que les responsables de ce “crime” soient traduits en justice.

“Aujourd’hui, nous répondons à la volonté du peuple qui exige que les responsables de ce désastre dissimulé pendant sept ans rendent des comptes, et à son désir d’un véritable changement”, a déclaré Hassan Diab. “Face à cette réalité (…), j’annonce aujourd’hui la démission de ce gouvernement.”

Plusieurs ministres, ceux de l’Information et de l’Environnement, ont même devancé l’appel en annonçant dès dimanche qu’ils quittaient le gouvernement. Ils ont été rejoints lundi par la ministre de la Justice, Marie-Claude Najm. Le ministre des Finances, Ghazi Wazni, a quant à lui préparé sa lettre de démission, ont rapporté les médias locaux.

L’explosion de quelque 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées depuis des années sur le port de la ville a fait au moins 158 morts et plus de 6.000 blessés mais elle a aussi ravivé la colère d’une large partie de la population après des mois de crise politique et économique.