La guerre des milices en Libye continue de faire des dégâts

De violents combats aux armes lourdes opposaient, ce dimanche, des milices rivales qui s’affrontent depuis une semaine pour le contrôle de l’aéroport international de Tripoli en Libye. Au moins 5 personnes ont trouvé la mort lors des affrontements.

 

« L’aéroport a été attaqué ce matin aux obus de mortier, aux roquettes et aux canons de char. C’est l’attaque la plus violente » depuis le début de l’offensive dimanche, a déclaré Al-Jilani Al-Dahech, un responsable de la sécurité de l’aéroport, cité par l’agence AFP, précisant qu’un avion libyen était « en feu sur le tarmac ».

Al-Jilani Al-Dahech a indiqué que les brigades de la ville de Zenten (170 km au sud-ouest de Tripoli) ripostaient à l’attaque menée par des milices de la ville rivale de Misrata (200 km à l’est de Tripoli) et d’autres groupes armés de l’ouest de Tripoli.

Des habitants de Qasr Ben Ghechir, à proximité de l’aéroport, cités par la même source ont évoqué des combats « très violents », affirmant avoir aperçu des chars engagés dans la bataille.

Au moins 5 morts dans les affrontements

Le bilan humain s’est alourdi avec au moins 5 personnes tuées et plusieurs autres blessées, selon l’Agence Panapress. La même source ajoute que plusieurs maisons ont été incendiées à cause de la chute de roquettes  alors que d’autres ont été partiellement démolies. Un petit avion de type CRJ stationné sur le tarmac de l’aéroport a été entièrement consumé par le feu après avoir été touché par un obus.

L’aéroport de Tripoli a été fermé depuis le début des affrontements, le 13 juillet dernier. Une dizaine d’avions garés à l’aéroport ont été endommagés par les combats, les vols internationaux ont été suspendus et les Nations unies ont retiré leur personnel de Libye en raison des craintes pour sa sécurité.

Une réunion des pays du voisinage de la Libye avait eu lieu la semaine dernière en Tunisie pour tenter de résoudre la  crise politique et sécuritaire dans laquelle se débat le pays depuis la chute du régime de Kadhafi.