Des avions de combat ont bombardé dans la nuit de samedi à dimanche la base aérienne d’al-Watiya qui avait été récemment récupérée par les forces du Gouvernement d’entente nationale (GEN) avec l’aide de la Turquie, selon une source des forces militaires du maréchal Haftar et un résident des environs.

Le conflit libyen oppose deux camps principaux, l’un autour du Gouvernement d’entente nationale qui siège à Tripoli et a le soutien militaire de la Turquie, l’autre autour de l’Armée nationale libyenne (ANL) menée par le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est du pays et appuyé par l’Egypte, les Emirats arabes unis et la Russie.

Les attaques ont été menées par des avions d’origine inconnue, a dit la source militaire qui fait partie de l’ANL. Un résident de la ville de Zintan, située près de la base aérienne, a dit que des explosions avaient bien été entendues sur le site.

La prise de la base aérienne par le GEN en mai avait été un facteur déterminant dans l’échec de l’offensive du maréchal Haftar sur Tripoli en juin.

La Turquie avait apporté un soutien de taille avec ses frappes aériennes et ses attaques de drones contre les circuits d’approvisionnement du maréchal Haftar et ses bataillons.

Une source turque a dit la semaine dernière que la Turquie menait des discussions avec le GEN pour installer deux bases en Libye, notamment à al-Watiya, la plus importante base aérienne de l’ouest libyen.

Le ministre de la Défense turc, Hulusi Akar, qui était à Tripoli vendredi et samedi pour rencontrer le GEN, a promis qu’il ferait tout son possible pour le permettre, selon un communiqué de presse du ministère.

L’ingérence de la Turquie dans les affaires libyenne irrite les français qui l’accusent d’entraîner une escalade des tensions.