Fayez Al Sarradj, le chef du gouvernement d’union nationale.

Rien ne « justifie une intervention » militaire sans que les autorités libyennes en soient informées, s’est-il indigné dans un message posté sur sa page Facebook.

 

  

Le gouvernement libyen d’union nationale (GNA), dirigé par Fayez Al Sarradj et soutenu par l’ONU, a accusé la France hier de « violer » le territoire libyen, et ce, quelques heures après la reconnaissance par Paris de la mort de 3 militaires français « en service commandé » à Benghazi (est de la Libye).

La présence militaire française est « une violation du territoire libyen », a déclaré le GNA dans un message sur son compte Facebook rapporté par Agence France Presse. Il a exprimé son « mécontentement » de l’annonce par le gouvernement français de la présence de forces françaises opérant dans l’est libyen. Rien ne « justifie une intervention » militaire sans que les autorités libyennes en soient informées, s’est-il indigné.

 

Un premier aveu français

 

Pour rappel, le ministère de la Défense français a reconnu hier matin la mort de trois sous-officiers des forces spéciales françaises dont l’hélicoptère, selon Associated Press, a été abattu par une milice islamiste, la « Brigade de défense de Benghazi ». Hier également, le porte-parole du gouvernement français, Stéphane Le Foll, a confirmé, sur France Info, la présence de troupes françaises en Libye : « Oui, les forces spéciales sont là. Bien sûr pour aider et puis faire en sorte que la France soit présente partout pour lutter contre les terroristes.»

Jusque-là, la France ne reconnaissait mener en Libye que des missions aériennes de reconnaissance et de collecte de renseignements sur les groupes armés.