Le Premier ministre libyen Fayez al Sarraj a fait part mercredi dans une allocution télévisée de sa volonté de quitter ses fonctions d’ici fin octobre.

“Je vous fais part de ma sincère volonté d’être relevé de mes fonctions à une nouvelle autorité exécutive pas plus tard que fin octobre”, a-t-il dit.

Fayez al Sarraj dirige depuis 2015 le gouvernement libyen d’entente nationale (GEN), qui siège à Tripoli et dont la légitimité est reconnue par la communauté internationale mais contestée par le maréchal Haftar et son Armée nationale libyenne (ANL), qui cherchent à prendre Tripoli depuis le printemps 2019.

Sa démission pourrait alimenter les turbulences politiques que traverse la Libye voire encourager les différentes factions d’opposition qui dominent l’ouest du pays.

Elle intervient toutefois à un moment où la solution politique au conflit prend peu à peu de l’épaisseur, le GEN ayant mis en échec en juin une offensive de l’ALN qui s’est achevée à quelques encablures de Tripoli.