L’Institut Pasteur d’Alger ne peut faire face seul à la demande de dépistage de Coronavirus, a averti le Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires (SNECHU), dans un communiqué.

Avec plus de 1500 demandes de dépistages par jour, l’Institut se retrouve en « situation de débordement », a précisé la même source.

Pour répondre à la demande de plus en plus croissante, le syndicat exhorte les établissements de santé publique possédant un service de virologie ou de microbiologie à commencer à utiliser les techniques de détection de virus et ne plus compter que sur l’Institut Pasteur d’Alger.

L’organisation syndicale demande également aux autorités d’arrêter toutes les opérations micro-chirurgicales en dehors des urgences, ainsi que le gel de toutes les activités universitaires. En outre, le SNECHU demande la création d’une consultation de médecine de travail pour le personnel ayant été en contact avec les personnes atteintes du Coronavirus.

Par ailleurs, l’organisation syndicale appelle les autorités à fournir tous les moyens indispensables et nécessaires, à savoir : équipements, matériels, consommables et outils, qui permettront au personnel soignant de mener à bien cette mission.

« Nous tenons à rendre hommage à tous les enseignants chercheurs hospitalo- universitaires ainsi qu’à tout le personnel de la santé, pour le sacrifice et le dévouement à accomplir cette noble tâche de soigner et soulager nos concitoyens », affirme le syndicat. Il ajoute : « Nous appelons l’ensemble de la corporation à la vigilance quant à la protection par le port de masques, de lunettes, les blouses et à l’application des recommandations sur la prévention contre le COVID-19 ».

En ce qui concerne les personnes décédées suite au Coronavirus, le Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires exige des pouvoirs une gestion rigoureuse micro-légale

Enfin, le syndicat appelle les citoyens à respecter toutes les consignes de précautions en évitant notamment les regroupements et les contacts.