Le continent africain affiche quasiment tous les voyants au vert sur le tableau de la croissance économique, c’est ce que révèle une étude du cabinet Conseil EY Société d’Avocats.

L’Afrique est l’eldorado à conquérir, annonce la même source en direction des hommes d’affaires et investisseurs, notamment algériens, à l’aune de l’ère post hydrocarbures. Le rapport, à fort ascendant américain et sud africain signale néanmoins tout le potentiel que recèle le continent, pour peu que les initiatives prennent forme. La croissance part à la hausse et l’inflation est maitrisée en Afrique qui voit déjà le Nigéria s’affirmer comme première économie africaine.

Idem pour le Ghana ou la Cote d’Ivoire que l’on désigne qualifie de fleuron économique de l’Afrique francophone ou encore le Sénégal qui se distingue par sa croissance et qui témoigne que les pays africains peuvent croître sans les matières premières. Dans cette Afrique qui en est à une période charnière de son histoire économique, il y a une place à prendre pour les algériens.

Décrète M Bruno Messerschmitt qui a présenté le rapport EY devant un parterre d’industriels algériens et qui comptait quelques champions de l’export. « L’Afrique il faut y aller avec des visées sur le long terme tout en tenant compte des enjeux fiscaux et financiers et surtout en optant pour des placements intelligents, c’est-à-dire ne pas mettre ses œufs dans le même panier, en respectant scrupuleusement le principe de mutualisation du risque. » A expliqué le même intervenant qui a cité la Zone de libre échange africaine ou ZLEC. Une zone appelée à devenir le principal théâtre d’échanges économiques et commerciaux interafricains. Celle-ci ne génère que 20% du PIB alors que la zone d’échanges en Europe elle est derrière 70% du PIB. Dans cette Afrique où l’on cite des draisines comme le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Egypte, les IDE arrivent en masse. Ils sont chinois (N°1 en volume), turcs, américains, allemands ou anglais. Les investisseurs algériens sont invités à leur emboîter le pas.