Dans un communiqué publié aujourd’hui par l’union patronale du secteur de la pharmacie, l’UNOP a vivement dénoncé l’acharnement contre les laboratoires Merinal dont le patron se retrouve au tribunal à cause de « remises accordées à des clients étrangers »

Au nom de l’ensemble des membres de notre association, I’UNOP, Union nationale des opérateurs de la pharmacie, nous tenons à exprimer nos plus vives protestations contre le traitement qui est réservé à un de nos membres, la société MERINAL, qui se retrouve traînée devant les tribunaux pour avoir simplement voulu promouvoir l’exportation de ses produits sur les marchés extérieurs. Les motifs qui sont à l’origine de cette situation absurde face à laquelle se retrouve confronté un producteur pharmaceutique national connu et reconnu pour son dynamisme et ses performances et dont la réputation sur le marché interne n’est plus à faire, relèvent plus de querelles de procédures d’ordre administratif et en aucun cas d’un quelconque délit passible des tribunaux. Pour être plus précis, la société MERINAL est accusée d’avoir consenti des remises de 10% à ses clients étrangers, remises dont il faut souligner qu’elles étaient affichées de manière transparente dans l’ensemble des procédures d’exportation (factures émises; domiciliations bancaires, documents douaniers, etc.) et surtout qu’elle était parfaitement autorisée par la réglementation algérienne. ll est vrai que cette même réglementation ne spécifie pas que l’octroi de remises est valide à l’exportation pas plus du reste qu’elle ne l’interdit. Mais en toute logique, serait-il raisonnable de considérer que les entreprises algériennes que, par ailleurs, l’on invite instamment à développer leurs marchés à l’exportation, ne puissent pas avoir la latitude d’octroyer des remises à leurs clients étrangers pour être plus compétitifs ? En tout état de cause, I’UNOP estime qu’il s’agit là de questions purement administratives qui relèvent du système de régulation des exportations, dont les autorités elles-mêmes reconnaissent les carences et la nécessité de mettre à niveau pour le rendre réellement efficace et incitatif. En aucune façon, le traitement de ce type de malentendus ne devrait être considéré comme des fautes passibles de sanctions de l’appareil judiciaire. Dans le cas de figure qui nous concerne ici, et au-delà des contraintes imposées à un producteur dont le rôle est avant tout de développer la production de médicaments au sein de son entreprise, il est patent que ni les administrations compétentes pour réguler l’exportation, ni la communauté bancaire interne, n’en sortent grandis. Le secteur pharmaceutique national qui, grâce aux performances de ses entreprises et à la qualité des soutiens publics dont il bénéficie, a enregistré une croissance forte et soutenue au cours des dix dernières années, est aujourd’hui confronté au défi de la recherche de débouchés externes pour rentabiliser au mieux ses investissements et ses capacités de production. La société MERINAL est à la pointe de ce combat pour la production nationale et pour l’exportation du médicament algérien, elle devrait logiquement être accompagnée dans ses efforts par les pouvoirs publics, plutôt que d’avoir à répondre de querelles futiles devant nos tribunaux. A un moment où les pouvoirs publics ont entrepris d’élaborer, dans la concertation avec les entreprises et les filières concernées, une stratégie à long terme de nature à aider notre pays à diversifier ses exportations et à sortir l’économie nationale de sa dépendance excessive aux hydrocarbures, il est temps que tous ces problèmes bureaucratiques d’un autre âge puissent trouver rapidement les solutions appropriées.