Le roi du Maroc à Miami (DR)

 

Le roi du Maroc n’a pas rencontré, dimanche dernier le président américain Donald Trump à Miami comme annoncé par des « sources proches du palais » . Il avait pourtant écourté ses vacances à Cuba et annulé son programme de visites en Amérique Latine.

 

 En vacances dans une île des Caraïbes, l’ile Cayo Santa Maria de l’archipel Jardine del Rey, après un court séjour le 7 avril à l’hôtel Saratoga à la Havane, le roi du Maroc devait y passer dix jours en famille.

 Selon des correspondants de la presse espagnole à La Havane, Mohamed 6 en est reparti précipitamment jeudi 13 avril, pour un voyage improvisé en Floride, dans un jumbo jet prêté par la famille royale saoudienne.

  La raison de ce changement de programme soudain est que le président américain Donald Trump avait programmé de passer le week-end pascal dans sa résidence de Mar-a-Lago à Palm Beach. Suffisant pour que les informations parvenues au monarque marocain lui fassent miroiter la possibilité d’un entretien avec Trump.

 Par la suite, les événements vont s’accélérer, avec au bout un camouflet pour Mohamed 6, qui n’a pu rencontrer le président américain, alors qu’il avait fait déplacer à Miami son ambassadrice et les diplomates de la mission marocaine à Washington.

 

Floué par un ancien chef de milice libanais?

 

Selon Ignacio Cembrero, ancien correspondant d’El Pais au Maroc, c’est un ancien dirigeant de la milice chrétienne des Forces libanaises, Walid Fares, conseiller du Président Trump, qui aurait monté cette manœuvre, promettant au roi marocain une rencontre avec Trump, qui devait passer le week end de Pâques à Miami.

 Les relais médiatiques du palais avaient été mis en alerte et ont fait état d’un déjeuner programmé à Miami entre le roi du Maroc et le président américain dimanche 16 avril. La presse américaine, en particulier celle people, rapporte en fait que le président US avait offert ce dimanche de Pâques un ‘’brunch’’ à sa famille et à ses amis.

 Donald Trump est reparti de Palm Beach à bord de son avion pour rentrer dimanche en début d’après-midi à Washington. A Miami, le roi du Maroc a poursuivi cependant ses  »vacances », se prêtant volontiers au jeu des selfies avec des ressortissants marocains établis en Floride.

Le souverain marocain est resté à Miami dans l’espoir, estiment des observateurs d’être reçu par le locataire de la Maison Blanche et d’essayer de corriger son soutien à la candidate démocrate Hilary Clinton.

Des emails échangés entre les collaborateurs de la candidate démocrate, et dévoilés par Wikileaks en octobre 2016, révèlent qu’il s’était engagé à obtenir 12 millions de dollars pour la Fondation Clinton. Mais la raison principale de cette rencontre souhaitée par le roi du Maroc reste le Sahara Occidental,  Mohamed VI voulant s’assurer d’un soutien américain  avant le débat prévu du Conseil de sécurité de  l’ONU sur ce dossier de décolonisation à la fin du mois.

 La première mouture de la résolution soumise au conseil de sécurité sera rédigée par Nikki Hakley, ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique auprès des Nations unies. Autant de raisons qui expliquent que Mohamed 6 s’attarde aux Etats-Unis.