La Tunisie et l’Algérie font face à la hausse de consommation d’électricité

La production électrique marque des points au Maroc, où le secteur privé a augmenté sa contribution à 22,6%.

 

Dans une note de conjoncture datée de juillet 2015, la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) a annoncé une hausse de la production électrique de 6% à fin mai dernier, après une consolidation de 5,6 % un an auparavant. L’évolution de la production de l’énergie électrique au Maroc a été soutenue par celle des fournisseurs privés (+22,6%). Par contre, la production de l’Office nationale de l’ONEE s’est établie en recul de 16,1%, ajoute la DEPF dans sa note de conjoncture pour le mois de juillet 2015. Par ailleurs, la consommation d’électricité a augmenté de 1,1% en une année, recouvrant une hausse de la consommation de l’énergie de très haute, haute et moyenne tension de 0,5% et de celle de basse tension de 3,5%, souligne la DEPF.

Recul des échanges avec l’Algérie et l’Espagne

Quant aux flux des échanges d’énergie électrique avec l’Algérie et l’Espagne, (importations-exportations), ils ont reculé de 14,8% à fin mai 2015, sur le sillage de la baisse du volume des importations de l’énergie électrique. Cette baisse s’est établie à 14,3% après une hausse de 11,7% enregistrée en mai 2014. À fin 2014, la puissance totale installée du parc de production électrique de l’Office s’élève à 7 994 MW, contre 7 342,2 MW en 2013. Environ 32% de la puissance installée est de source renouvelable, alors que la production marocaine du secteur privé s’est établie à 137,204 GWh en 2014 contre 110,9 GWh en 2013. La production est assurée notamment par des centrales à cycle combiné, thermique diesel et de turbines à gaz. Quant à l’activité de raffinage, elle a poursuivi son recul depuis le début de l’année, mais en rythme décéléré d’un mois à l’autre, affichant une baisse de 34,8% à fin mai 2015 à près de 2,1 millions de tonnes, après un retrait de 45% au terme du premier trimestre de la même année et une hausse de 28,4 % un an auparavant.