Malgré les efforts déployés pour mettre en œuvre le droit de pétition, le bilan est encore modeste et en deçà des attentes et aspirations, a indiqué, mardi à Rabat, le ministre d’État chargé des Droits de l’Homme et des Relations avec le Parlement, Mustapha Ramid.

A l’ouverture du colloque scientifique sous le thème “La démocratie participative entre problématiques actuelles et perspectives de développement“, organisé à l’initiative de la commission des pétitions à la Chambre des représentants, M. Ramid a relevé que depuis la promulgation de la loi organique N°44.14 déterminant les conditions et les modalités d’exercice du droit de présenter des pétitions aux pouvoirs publics, le Chef du gouvernement n’a reçu que six pétitions, dont cinq ne répondant pas aux exigences légales.

Dans une allocution lue en son nom par le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle, Mohamed Amkraz, le ministre d’État a souligné que le bilan provisoire de ce nouveau mécanisme démocratique, bien qu’il soit encore en cours de développement, pousse au questionnement sur les problèmes et difficultés que rencontre sa mise en œuvre et la réalisation de ses objectifs, appelant à cet égard à penser à des moyens pour le développer davantage et promouvoir son efficacité et efficience.

M. Ramid a souligné que les principales limites concernent la prise de conscience des citoyens et de la société civile, de même que les mesures et procédures légales de dépôt des pétitions.