Le Fonds monétaire international (FMI) estime que l’économie marocaine a repris de la vigueur en 2017 et que les perspectives à moyen terme sont favorables, avec une croissance attendue de 4,5% d’ici 2021, a rapporté jeudi le journal électronique « L’économiste ». « La croissance économique s’est redressée en 2017 […]. En cinq ans, nous prévoyons que la croissance devrait s’établir autour de 4,5% », précise le rapport. Le FMI, qui vient d’examiner l’accord sur la ligne de précaution et de liquidité (LPL) avec le Maroc, se félicite des politiques macroéconomiques « saines » des autorités marocaines ainsi que de la mise en œuvre des réformes clés qui ont contribué à améliorer davantage la résilience de l’économie, relevant que les déséquilibres extérieurs se sont rétrécis en 2017 et que les réserves internationales restent à un niveau confortable. Il souligne par ailleurs les efforts du gouvernement marocain visant la poursuite de l’assainissement budgétaire pour réduire le ratio de la dette publique au PIB. Il relève néanmoins que les risques demeurent substantiels et sont liés principalement aux tensions géopolitiques dans la région, aux prix mondiaux de l’énergie et à la volatilité sur les marchés financiers. « Sur le plan structurel, les réformes clés engagées vont dans le bon sens au vu des objectifs fixés par le gouvernement depuis l’année dernière », souligne le FMI, recommandant leur accélération, notamment en matière de création d’emplois, de promotion de l’éducation et du climat des affaires, particulièrement en faveur des petites et moyennes entreprises, et de la gouvernance. Le FMI a appelé également à poursuivre la mise en œuvre des réformes concernant l’accès au financement, l’efficacité des dépenses publiques, et le renforcement de la sécurité sociale pour parvenir à une croissance plus inclusive. Dans un rapport publié récemment, la Banque mondiale a estimé que malgré les avancées importantes, notamment en ce qui concerne le rattrapage dans les infrastructures, la réduction de la pauvreté et l’amélioration du climat des affaires, le pays reste confronté à des défis de taille.