La Chambre des représentants marocaine a adopté à l’unanimité, lundi en séance plénière, l’Accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC).
Signé le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda, la ZLEC vise à faciliter l’intégration entre les marchés africains et à contribuer à augmenter la part du commerce intra-africain à 52% d’ici 2022.
Cette Zone balisera la voie pour une union douanière après quatre ans et à un groupement économique africain à l’horizon 2028.
La création de cette zone ouvrira des perspectives prometteuses pour l’économie marocaine dans divers secteurs, et les entreprises marocaines seront en mesure de promouvoir leurs produits sur les marchés des pays africains rattachés par cet accord.
Entrée en vigueur le 30 mai dernier, la ZLEC va regrouper le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union du Maghreb arabe et la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD).
Les défis de la ZLEC sont nombreux, notamment l’abaissement des droits de douane et la simplification des procédures aux frontières. Celle-ci est destinée à faire passer en dix ans les échanges intra-africains de 15% à 25% du commerce total du continent.
Ce projet représente une avancée majeure et un jalon de plus pour l’intégration et l’unité africaines. La future ZLEC se traduira finalement par la création d’un marché commun de plus d’un milliard de consommateurs avec un PIB combiné de plus de 2 500 milliards de dollars.