Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a exprimé sa volonté de faire de l’éducation « la priorité des priorités », lors de la cérémonie d’ouverture, lundi, de l’année scolaire 2019-2020.
Le chef de l’Etat a souligné, à cette occasion, « l’importance de l’école républicaine dans la préservation de la cohésion nationale et sur la nécessité de donner à tous les fils du pays l’occasion de profiter de la scolarité, sans aucune discrimination et avec justice et équité ».
Le président de la République a lancé un appel aux enseignants, professeurs, élèves, étudiants, parents d’élèves, administrations, collectivités locales et société civile, « pour développer ce secteur dans le cadre d’une école républicaine en tant qu’institution apte à préserver notre cohésion nationale, à donner à l’ensemble des fils du peuple l’occasion de se scolariser sans discrimination et avec justice et équité ».
Le secteur de l’enseignement en Mauritanie connait une profonde crise, eu égard à la succession de réformes depuis 1979, qui ont provoqué la naissance de deux tendances sur fond identitaire : d’une part celle de la composante arabe prônant la primauté de l’enseignement de la langue arabe (langue officielle) consacrée par la constitution, d’autre part, celle des négro-mauritaniens plutôt attaché à l’enseignement du français et réclamant celui des langues nationales, selon les observateurs.
La dégradation des niveaux des apprenants et les faibles taux de réussite au baccalauréat et à l’entrée en sixième (moins de 7%), constituent également des indices de l’aggravation de cette crise de l’enseignement, que le chef de l’Etat entend résorber à travers des mesures visant la réforme du secteur pour le rendre plus « compétitif ».