L’activité d’orpaillage a réalisé une production de 0,5 tonne d’or dans la zone de Guelb N’Dour, à plus de 400 km au nord-est de la cité minière de Zouerate, a fait savoir mercredi le gouverneur de la province du Tiris Zemour, citant des statistiques de la Banque centrale de Mauritanie (BCM).
La BCM, qui a le monopole de l’achat de l’or produit par les orpailleurs, « a déjà investi six milliard d’ouguiyas (plus de 16 millions de dollars américains environ) dans le cadre de son activité liée à l’achat de la production des orpailleurs », a précisé Abderrahmane Ould Mahfoudh Ould Khattry.
Au total, 16 mille orpailleurs mauritaniens, pour la plupart des jeunes motivés par le rêve d’enrichissement rapide, se trouvent aujourd’hui dans la province du Tiris Zemour (nord mauritanien) où ils mènent leur activité dans des conditions sécuritaires jugés « optimales » par les autorités.
Depuis décembre dernier, les orpailleurs titulaires de permis de prospection ont investi la zone de Guelb N’Dour.
Ils ont été invités par les autorités administratives et militaires à « coopérer avec les unités de l’armée qui quadrillent cette zone » située dans un corridor sécuritaire auparavant interdit à toute circulation.
En 2016, la ruée de milliers d’orpailleurs vers le nord de Nouakchott avait poussé les autorités mauritaniennes à adopter une réglementation de cette activité qui n’était pas prise en compte par le code minier en vigueur dans le pays.
Cette réglementation exige des licences pour les orpailleurs qui doivent être citoyen mauritanien, avoir un détecteur de mine dédouané auprès des services douaniers mauritaniens et payer une taxe de 100.000 ouguiyas (environ 280 dollars).
La production annuelle d’or de la Mauritanie se situe aujourd’hui aux environs de 245 856,76 onces, compte non tenu de l’orpaillage artisanal.