Sahbi Othmani, DG de NCA-Rouiba/ ph: Ahmed Belgheit

2016, une année difficile pour NCA-Rouiba, l’entreprise des boissons cotée à la Bourse d’Alger, qui baigne dans un contexte économique morose. Mais, l’entreprise qui fête ses 50 ans fait apparaître des résultats encourageants.

 

Lors de la présentation ce mardi du bilan du premier semestre 2016, le DG de l’entreprise, Sahbi Othmani a dévoilé des résultats financiers plutôt encourageant au regard de la situation que traverse l’économie nationale et en particulier  le secteur des boissons qui frôle la saturation.

Ainsi, malgré un marché en berne, NCA-Rouiba a augmenté son chiffre d’affaires de 5% en volume et 4,3% en valeur. Cet accroissement est rendu possible, selon l’orateur, par un déploiement commercial brasse large jusqu’aux régions de l’intérieur du pays; une offre diversifiée qui prône les produits d’excellence avec des produits innovants, « mais sans s’inscrire dans la guerre des prix qui s’est engagée ces derniers temps dans ce secteur », a-t-il souligné.

Il a cité dans ce sens, le succès rencontré par le produit PET aseptique (avec des barrières contre rayons UV et une barrière oxygène) qui a connu une croissance de 60% en un an en valeur. L’entreprise a gagné des parts de marché importantes avec cette « niche » qui promeut les produits sains.

L’export, « un objectif stratégique »

Durant le premier semestre 2016, NCA-Rouiba l’activité à l’export de l’entreprise a crû de 50% en an. Pour M. Othmani, l’export n’est plus une ambition mais « un objectif stratégique pour l’entreprise » qui veut être « un acteur africain ». Cette priorité stratégique pour NCA-Rouiba qui est définitivement engagée dans cette voie la place dans une optique de devenir « une multinationale africaine ».

Malgré ces performances, NCA-Rouiba a subi les contrecoups d’une situation économique incertaine. La dévaluation du dinar étant passée par là avec ses conséquences sur le pouvoir d’achat, le résultat opérationnel a subi une déroute. Il a atteint 59,186 millions de DA contre 231, 862 millions au premier semestre 2015. Le bénéfice d’exploitation à connu une baisse de 23% en raison de la baisse du dinar. Le résultat net déficitaire (-48,698 millions DA) « s’explique principalement par l’augmentation des dotations aux amortissements et d’autre part les charges financières liée directement à la perte de change ainsi que l’accroissement des intérêts sur emprunt bancaire relatifs aux actifs non encore productifs ».

« Cette situation était prévue. On savait que la dévaluation du dinar allait impacter nos résultats. La baisse du pouvoir d’achat a réduit le panier de la ménagère, mais aussi l’avènement du crédit auto et les programmes de logement ont capté l’épargne des consommateurs », a expliqué M. Othmani. Et de justifier la « posture de conquérant » de l’entreprise qui a choisi de ne pas toucher aux prix, tout en privilégiant la croissance des volumes ainsi que  le lancement de projets structurants « pour asseoir notre leadership ». « C’est dans des situations difficiles que nous confortons notre supériorité en tant que leader », a-t-il conclu.