KYUNG HYEON, Président-directeur général de Kia Motors Corporation de la région Moyen-Orient & Afrique, vient de se rendre à Batna, en Algérie, pour célébrer le premier anniversaire du lancement de l’usine de Gloviz dans cette wilaya de l’est algérien et dont le premier responsable, Hassan Arbaoui, est actuellement en prison.

Dans une allocution aux relents de mise au points et comme pour mettre fin aux « spéculations » cet envoyé du constructeur automobile sud coréen a tenu à préciser : «le partenariat de Kia Motors Corporation avec l’algérien Gloviz a dépassé toutes nos attentes, GLOVIZ et KIA Al Djazaïr ont développé la marque et réussi le défi du montage des voitures KIA dans un premier temps. Notre relation avec GLOVIS obéit à de pures considérations commerciales qui concordent avec nos normes et nous n’avons subi aucune pression de quelque nature que ce soit pour porter notre choix sur ce partenaire.»

KIM KYUNG HEYON a ensuite rappelé que cette confiance qui s’est immédiatement instaurée entre les deux partenaires a été suivie par l’entrée de KIA MOTORS CORPORATION KMC dans le capital de Gloviz, le constructeur automobile sud-coréen étant définitivement convaincu des formidables capacités de Glovisz.

Selon le P-DG Afrique Mena de KIA Motors Corporation, Gloviz a dernièrement déposé les documents nécessaires à son accréditation définitive au niveau du ministère de l’Industrie et des mines, et ce en conformité avec le cahier des charges en vigueur. KIM KYUNG HEYON n’a pas manqué de rendre hommages aux plus hautes autorités du pays qui oeuvrent à hisser l’industrie automobile en Algérie à un niveau international. »

«Le full CKD sera incessamment mis en œuvre avec l’ouverture du champs de la sous-traitance», a-t-il poursuivi.

Rappelons que le P-DG du groupe KIA Motors, Hassen Arbaoui  et son directeur d’unité ainsi que sept (7) cadres du ministère de l’Industrie ont été placés, en juin dernier, sous mandat de dépôt par le juge enquêteur près le tribunal de Sidi M’hamed.

Ils ont été transférés à la prison d’El Harrach, pour les chefs d’inculpation de «blanchiment d’argent, d’avoir bénéficié de privilèges et de crédits illégaux, et de détournement des deniers publics», entre autres.

Finalement, cette sortie du P-DG MENA de KIA Motors Corporation sonne comme une mise au point, surtout que le dossier KIA a fait couler beaucoup d’encre, notamment à l’ère Abdesselam Bouchouareb, ex-ministre de l’industrie et des mines, actuellement en fuite, et qui a opéré une véritable redistribution de cartes dans l’univers automobile algérien.

Cette redistribution de cartes a fait des victimes collatérales, dont Abderrahmane Achaibou, patron du groupe Elsecom qui avait dans son escarcelle la marque KIA. « Si quelques concessionnaires ont pu se reconvertir dans l’assemblage automobile en réalisant leurs usines, la majorité de la corporation n’a pu faire aboutir son dossier. A l’exemple du groupe Elsecom, ex-représentant des marques Ford, Suzuki, Kia et Ford Trucks, qui a souffert «d’exclusion», accusera  Achaibou.

Il reprochera alors à Abdesselam Bouchouareb d’être à l’origine de la gabegie et de l’avoir dépossédé de sa marque fétiche KIA pour la remettre à « ses relations personnelles».   Or les sud-coréens montent aujourd’hui au créneau pour battre en brèche cette thèse, en faisant valoir leur atout : la carte Arbaoui.