Noureddine Morceli, désormais ex Secrétaire d’Etat chargé du sport d’élite dans le gouvernement Djerrad, vient de dire ses quatre vérités à l’écran.

Dans une émission diffusée à une heure de grande écoute sur la chaîne de télévision privée El Hayatt TV, le recordman olympique Noureddine Morceli a répondu sur un ton serein mais ferme et plein de conviction à l’animateur qui l’interviewait sur son bref passage au département ministériel.

Noureddine Morceli a clairement fait savoir qu’il n’était pas à l’aise dans le poste qu’il occupait, en ce sens qu’il n’avait pas les pleins pouvoirs dans la fonction dont il avait théoriquement la charge. « Les décisions se prenaient dans mon cabinet, et mes prérogative en ma qualité de ministre délégué étaient limitées. »

Laissant nettement entendre qu’il était frustré dans son quotidien de ministre dans un département « éminemment politique » Aussi, Morceli qui ne nourrit aucune rancœur particulière, a néanmoins affirmé : « Il faut laisser la politique aux politiciens et le sport aux sportifs » Un message qui en dit long sur le profond désarroi de Morceli qui a ajouté ; « Je ne veux pas travailler avec des gens qui n’ont rien à voir avec le sport ! »

Morceli qui a l’Algérie dans les tripes a néanmoins expliqué qu’en quittant son poste ministériel il ne tournait pas pour autant le dos au sport algérien. Selon lui, beaucoup reste à faire, notamment pour le comité olympique algérien, mais pas dans l’immédiat. Morceli qui a évoqué les tiraillements qui minent le COA et qui ont laissé sur le carreau bien des figures du management et du sport, a appelé à l’union de tous pour le salut du COA et du sport algérien en général.

« Le sport est unificateur, j’ai couru avec des athlètes de différentes nationalités, des blancs, des noirs….Le sport apprend l’acceptation de l’autre avec ses différences » L’Algérie doit être construite avec le concours de tous ses enfants. A signifié Morceli. Noureddine Morceli a par ailleurs clairement fait savoir qu’il a accepté de faire partie du staff gouvernemental non pas pour le prestige mais pour apporter un plus au sport algérien.

« Je n’ai pas soif de prestige et ne suis pas en quête d’auréoles, car je suis déjà comblé de ce coté et mon nom figure dans le livre Guiness des records et dans bien d’autres registres mondiaux. » A souligné Morceli. Et d’ajouter : « Pour l’Algérie je réponds toujours présent. Dans ma carrière sportive j’ai été à maintes fois sollicité par différents pays afin que je coure sous leurs couleurs. Je n’ai jamais accepté ce deal et j’ai toujours porté le drapeau algérien à bouts de bras. » Morceli n’a enfin pas manqué de souhaiter «Bon courage » à Salima Souakri qui lui succède dans un poste qui n’était de tout confort pour lui.