La compagnie pétrolière américaine Chevron a décidé de ne pas faire une contre-offre pour racheter Anadarko, cédant ainsi la victoire à son concurrent Occidental Petroleum.

Une décision qui permettra au groupe pétrolier français Total de reprendre les actifs africains d’Anadarko et renforcer ainsi sa position en Algérie.

En effet, Total avait annoncé en début de semaine avoir signé un accord avec l’américain Occidental Petroleum en vue d’acquérir les actifs de la compagnie américaine Anadarko en Afrique, dont l’Algérie, dans le cas où Occidental réussirait à rachèter Anadarko.

D’un coût de 8,8 milliards de dollars, cette transaction concerne les actifs de pétrole et de gaz d’Anadarko au Ghana, au Mozambique, en Afrique du Sud et en Algérie.

Le rachat d’Anadarko par Occidental va renforcer la présence du français Total en Algérie. Anadarko exploite en partenariat avec Sonatrach le gisement El Merk à Illizi, qui représente l’une des plus grandes découvertes de brut réalisées en Algérie ces dernières années. Ses réserves sont estimées à 1,2 milliard de barils de pétrole et de condensat.

La participation d’Anadarko en Algérie est estimée à 24,5 %, dans le bassin du Berkine (champs d’Hassi Berkine, Ourhoud et El Merk). Total détient déjà 12,25 % de cette participation.

Le P-DG du groupe Total, Patrick Pouyanné, avait déclaré lors de l’annonce de la signature de l’accord avec Occidental Petroleum que « si elle se réalise, l’acquisition d’Anadarko par Occidental nous offre l’opportunité d’acquérir un portefeuille d’actifs de classe mondiale en Afrique, ce qui renforcerait notre position de leader parmi les sociétés privées internationales sur le continent ».

Il ajoute à ce propos qu’en acquérant les actifs d’Anadarko, « Total deviendra un opérateur d’actifs pétroliers majeurs en Algérie ».