L’Algérie pourra exporter 20 milliards de dollars de l’huile d’olive dans trois ans à condition de mettre en place une stratégie de développement de la filière oléicole.
C’est en effet ce qu’indique le président de l’association nationale de la promotion et du développement de la filière oléiculture ( ANDO), Saïd Bakhtaoui, qui soutient que l’oléiculture a besoin d’être développée au plan technique et scientifique et organisée notamment au plan logistique. Il dira encore que l’Algérie pourra produire après l’application de ce plan de développement de la filière environ 5 millions de litres de l’huile d’olive.
Selon M. Bekhtaoui, l’Algérie jouit des meilleures conditions climatiques et dispose de surfaces importantes de terres propices aux différentes cultures. Ce qui permet indique-t-il, à l’Algérie de se positionner en avant sur la scène internationale.
Ainsi, le president de l’ANDO, qui estime que la filière demeure au stade primaire, a mis en place une stratégie de développement de cette filière . Il s’agit entre autre de moderniser le système d’irrigation saint, créer de nouvelles fermes oléicole basées implantées à -500 mètres de mer. Il est également question de créer un tissu industriel de sous-traitants entourant les oléiculteurs à l’image des sociétés d’irrigation, de cueillette, traitement de transport et autres.
À noter que la production d’huile d’olive en Algérie devrait atteindre les 80 000 tonnes durant la campagne 2017-2018, soit une hausse de 27% par rapport à la période précédente, tandis que la surface réservée à l’oléiculture à l’échelle nationale se compose de 56,3 millions d’oliviers dont 32,3 millions oliviers productifs, soit un taux de 57%.
En Algérie, l’olieculture est concentrée au niveau de sept principales wilayas (Béjaïa, Tizi-Ouzou, Bouira, Bordj-Bou-Arréridj, Jijel, Sétif et Mascara) dont la région centre représente un taux de plus de 75% de la superficie oléicole globale de ces sept wilayas.