Le siège de l’OPEP à Vienne (photo publiée sur le site de l’APS).

La Libye, qui vit en plein chaos politique et sécuritaire, produit actuellement autour de 600.000 barils par jour. Elle compte doubler sa production en 2017. Celle-ci, espère le président de la Compagnie nationale de pétrole (NOC), Mustafa Sanalla, pourrait passer d’abord à 800 000 barils par jour avant d’atteindre plus d’un million de barils par jour dans 3 mois.

 

 

Le déblocage, en Libye, de 2 oléoducs, qui étaient bloqués depuis deux ans par des groupes armés, ouvre la voie à une hausse de la production pétrolière libyenne, ce qui compliquera la mise en œuvre de la décision prise par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le 30 novembre 2016 à Vienne, de réduire son offre de brut sur le marché mondial.

Le retour brutal du pétrole libyen sur le marché international risque donc d’anéantir les efforts des autres pays membres, comme l’Arabie saoudite et l’Irak qui ont consenti les réductions les plus substantielles de leur offre.

Pour rappel, les membres de l’OPEP se sont entendus le 30 novembre 2016 dans la capitale autrichienne pour réduire leur production de 1,2 million de barils par jour (sur près de 34 millions), et ce, du 1er janvier au 30 juin 2017, un semestre qui pourra être prolongé si le marché ne se rééquilibre pas.

 

1 millions de barils dans 3 mois ?

 

La Libye, qui vit en plein chaos politique et sécuritaire, produit actuellement autour de 600.000 barils par jour. Elle compte doubler sa production en 2017. Celle-ci, espère le président de la Compagnie nationale de pétrole (NOC), Mustafa Sanalla, pourrait passer d’abord à 800 000 barils par jour avant d’atteindre plus d’un million de barils par jour dans 3 mois.

Les inquiétudes quant à une imminente reprise massive des exportations pétrolières libyennes risquent d’influencer rapidement les cours, qui sont en légère hausse depuis que l’OPEP a pris la décision de plafonner sa production pour améliorer les cours, en chute de puis juin 2014.