Le procès de Mahieddine Tahkout, poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation en lien avec la corruption dont obtention de privilèges, d’avantages et de marchés publics en violation de la législation, s’est ouvert lundi au tribunal de Sidi M’hamed (Cour d’Alger) où il se poursuit à l’heure, où, nous mettons sous presse.

Les deux ex premiers ministres, Ouyahia et Sellal sont auditionnés par le juge dans le cadre de cette affaire, notamment au sujet du sensible dossier relatif au montage automobile en Algérie, dont la fameuse usine de Tahkout située à Tiaret. « Je ne suis concerné ni de près ni de loin par l’affaire Tahkout » A d’emblée rétorqué au juge Sellal qui a également fait savoir que Tahkout a scrupuleusement respecté le cahier des charges relatif au montage automobile. Selon Sellal, « Le cahier des charges qui régit l’activité de l’usine Tahkout est le même que celui de Renault. » Sellal a également fait savoir qu’une commission gouvernementale avait enquêté, en mars 2017, sur l’usine Tahkout qui satisfaisait alors à toutes les conditions.

Ouyahia qui est également auditionné dans cette affaire a déclaré pour sa part : « Je ne regrette pas les décisions que j’ai prises alors que j’étais chef de gouvernement et si je venais à reprendre mes fonctions au sein de l’Etat j’opterai pour les mêmes décisions ! » Ajoutant par ailleurs que « Le taux d’intégration réalisé par les usines de montage automobile en Algérie est plus important qu’on ne le prétend ! » Ajoutant que le choix du montage automobile a été décidé par le gouvernement algérien suite à la chute du prix du pétrole. Tout comme Sellal, Ouyahia a expliqué qu’il n’avait aucun lien avec l’affaire Tahkout. Ouyahia a fait également savoir que le recours à la formule des 5 plus 5 dans le cadre du montage automobile obéissait au souci de réduire la facture des importations.

Selon Ouyahia les propriétaires d’usines automobiles ont été choisis parce qu’il activaient déjà sur le terrain…Ouyahia a par ailleurs rappelé que des constructeurs automobiles mondiaux ont placé leur confiance dans les assembleurs algériens. Ouyahia a enfin précisé que l’argent qui alimentait son compte BDL n’était pas de l’argent sale.